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Dans l’univers musical d’Hugo Meunier

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Photo d’archives Hugo Meunier

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Le journaliste et auteur Hugo Meunier nous arrive avec un tout nouveau roman, Olivia Vendetta, qui possède sa propre trame sonore tout droit sortie du Saint-Eustache des années 1990.

À défaut de chanter lui-même dans un groupe comme son idole (le mot est faible), Eddie Vedder de Pearl Jam, Hugo était une véritable « rockstar » des soirées karaoké prépandémie de Montréal.

En tant que mélomane, il revendique comme personne son attachement au grunge et à ses groupes-phares. Surtout Pearl Jam.

Hugo, est-ce qu’Olivia Vendetta est ton livre dans lequel on retrouve le plus de références musicales ?

Oui. Je voulais vraiment rendre hommage aux « nineties ». Musicalement, je suis figé en 1996. Des fois, ça me sidère d’entendre parler des années 1990. Les gens parlent de tout ce que je n’écoutais pas : les Backstreet Boys, *NSYNC... Moi, mes années 1990 étaient « full grunge ».

Parle-moi justement de ton rapport au grunge...

Saint-Eustache, c’était le Seattle du Québec. Dans ma gang, on se sentait spécial avec notre chemise carreautée, notre chandail de musique. On était tous des grunges qui jouaient au aki, puis on fumait du pot.

Aviez-vous été touchés par la mort de Kurt Cobain ?

À Saint-Eustache, il y a eu des suicides dans le petit bois de la polyvalente à cause de l’effet Kurt Cobain. Pour moi, ça a été un premier deuil.

Quels autres groupes dans le genre écoutais-tu ?

Soundgarden venait de sortir Black Hole Sun. Je tripais là-dessus. Our Lady Peace, Alice in Chains, The Tea Party, Stone Temple Pilots. Toute ma gang était accro à ça. Ça jouait en permanence dans nos « partys ».

As-tu réécouté ces groupes-là en écrivant le roman ?

C’est un peu pathétique, mais je n’ai jamais arrêté de les écouter. J’essaie quand même d’écouter Tizzo. J’ai écouté le dernier Charlotte Cardin récemment. J’avoue que j’ai bien aimé. Mais si tu viens souper chez nous, il y a des chances que tu entendes Nirvana Unplugged au moins une fois dans la soirée.

Et sûrement du Pearl Jam...

J’ai beau être un fan fini de Pearl Jam, j’en écoute rarement parce que je suis allé au bout de l’aventure. J’en ai tellement écouté... Je suis plus dans le côté « niché ». Si tu me fais écouter Even Flow, ça ne m’intéresse pas. Pendant un show, j’irais aux toilettes pendant Better Man. Sinon, Johnny Cash, The Tragically Hip, j’écoute encore beaucoup ça. Je me suis replongé dans The Tea Party et Our Lady Peace. J’ai été agréablement surpris par Our Lady Peace. The Tea Party, ça a mal vieilli ! Avec le côté tam-tam, collier en billes... J’ai aussi réécouté System of a Down parce que je voulais faire Aerials au karaoké.

D’ailleurs, comment as-tu survécu à une année sans karaoké ?

J’ai ma machine dans mon sous-sol. J’ai survécu comme ça. J’ai initié ma blonde au karaoké. Elle n’aimait pas ça. Je lui ai fait croire qu’elle était pas pire. Elle y a pris goût en chantant Woman in Love de Barbra Streisand et Hopelessly Devoted to You d’Olivia Newton-John.

Quand les bars karaoké vont rouvrir, ça va être quoi la première « toune » que tu vas chanter ?

Promenade sur Mars [d’Offenbach, NDLR].

As-tu déjà joué dans un groupe ?

Non. J’aurais vraiment aimé ça. Quand j’étais en secondaire 5, je ressemblais un peu à un jeune James Hetfield prépubère. J’avais les cheveux longs, un peu d’acné. Avant de triper grunge, j’ai eu ma période Metallica. Tous les jours j’avais un chandail différent de Metallica. Puis un moment donné, des « métalleux » de Saint-Eustache m’ont demandé : « Ça te tenterait pas de chanter avec nous autres ? » Mais j’étais trop gêné. Aujourd’hui, pas une journée ne passe sans que je le regrette.

Est-ce qu’il y a un album que tu as acheté en plus d’un format (cassette, CD, vinyle) ?

Tous les Pearl Jam. J’ai commencé à suivre le groupe dans ma période cassette, puis j’ai « switché » aux CD. À un moment donné, je me suis fait voler dans mon char, mais tous mes CD de Pearl Jam sont restés dans le coffre à gants ! J’ai vraiment été déçu du voleur.

Comme journaliste, quel groupe ou chanteur aimerais-tu interviewer ?

Eddie Vedder, sans hésitation. C’est mon rêve. Je prendrais ma retraite après. Je n’aurais plus aucun défi professionnel. J’ai déjà croisé le guitariste de Pearl Jam à Québec, puis je lui ai sauté au cou comme si j’étais une jeune lycéenne avec les Beatles. J’ai laissé mon char dans la rue. J’ai ouvert ma porte, j’ai mis mon char sur « park », j’ai laissé la porte ouverte et je suis parti vers lui, puis j’ai sauté dessus. Je l’ai touché ! Il m’a signé un petit mot que j’ai encore : « Keep on rockin’ Hugo ». J’avais rien pour prendre des photos, donc j’ai aucune trace visuelle.

La liste de lecture du roman Olivia Vendetta d’Hugo Meunier 

Dissident (2011 Remaster) - Pearl Jam

Le retour du flâneur (2008 Digital Remaster) - Beau Dommage

La maison où j’ai grandi - Françoise Hardy

Fell On Black Days (Album Version) - Soundgarden

Corduroy (2011 Remaster) - Pearl Jam

Bad Moon Rising - Creedence Clearwater Revival

People Are Strange (New Stereo Mix) - The Doors

Dead Skin Mask (Album Version) - Slayer

Ahead By A Century - The Tragically Hip

A Nightmare on My Street - DJ Jazzy Jeff & The Fresh Prince

Beyond This Life (Live at Roseland Ballroom, New York City, NY, 8/30/2000) - Dream Theater

Québec Love - Robert Charlebois

One of These Days - Pink Floyd

Ailleurs - Marjo

No Rain - Blind Melon

One (Remastered) - Metallica

Big Empty (2019 Remaster) - Stone Temple Pilots

The Bazaar (Remastered) - The Tea Party

Creep - Radiohead

Rebel Rebel (2016 Remaster) - Alanis Morissette

Red Red Wine - UB40

You Oughta Know (2015 Remaster) - Alanis Morissette

Barbie Girl - Aqua

Car Crash - Our Lady Peace

Promenade sur Mars - Offenbach