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Je suis un entrepreneur qui aime le sport

Jean Bédard - La Cage
Photo courtoisie

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Une des plus célèbres publicités est celle où Victor Kiam des rasoirs Remington disait : « J’ai tellement aimé le produit que j’ai acheté la compagnie ». Et c’est exactement ce que Jean Bédard a fait en achetant sa première Cage aux Sports, à l’âge de 26 ans, pour devenir président et actionnaire de toute la bannière à 31 ans. 

Il a toujours mené deux carrières en parallèle, une en affaires et l’autre en engagement social et sportif auprès de plusieurs organismes, dont les Gaulois de Saint-Hyacinthe de la Ligue de hockey midget AAA. 

De quel endroit es-tu natif ?

Je suis né à Drummondville comme mes deux frères cadets, Louis et Michel. Mon père était à l’emploi de la Southern Canada Power Company. 

Tu as pratiqué plusieurs sports à Drummondville ?

Le baseball, le tennis, le hockey à la patinoire et dans la rue avec mes amis, dont Luc Dubé, le tennis sur table et le golf, au Club de golf Heriot, car nous n’avions pas les moyens pour jouer au Golf de Drummondville. 

Tu as toujours aimé le hockey ?

Je joue encore sur une patinoire extérieure avec mes deux fils Alexandre et Antoine, qui ont joué ensemble pour les Lions de St. Lawrence de la Ligue collégiale du Québec.

Tu suivais les carrières de Guy Lafleur et Ron Fournier ?

C’était à l’époque que j’allais voir Guy Lafleur, des Remparts, affronter les Rangers de Drummondville Junior, qui comptaient dans leurs rangs le gardien de but Ron Fournier.

La crise d’Octobre 1970 t’a marqué ?

Malgré mon jeune âge, je me souviens encore comment j’étais terrifié dans la cour d’école et ébranlé de voir à la télévision les militaires armés dans les rues de Montréal.

Tu portais fièrement ton uniforme des Expos.

En 1969, mon grand-père, Alidor Bergeron, est parti de la région de Québec pour venir me chercher à Drummondville. Vêtu de mon uniforme des Expos, j’ai assisté avec lui à mon premier match des Expos au parc Jarry.

Tu as découvert la section Jonesville.

Pendant de nombreuses années, je me suis rendu avec des groupes en autobus pour voir Coco Laboy, Claude Raymond et Rusty Staub bien assis dans les estrades populaires de Jonesville au champ gauche. 

Le déménagement familial à Brossard t’a ouvert d’autres portes.

J’ai participé aux Jeux de Québec, à Valleyfield, dans la catégorie sportive de la crosse. J’ai compris rapidement l’importance de jouer et non pas de gagner, car nous avions subi deux sanglantes défaites. En passant, avec mes yeux d’enfant, je croyais avoir voyagé quatre heures pour me rendre à Valleyfield. 

Les Jeux du Québec ont joué un rôle important dans ta vie ?

J’ai participé en tant qu’athlète, pour lequel j’ai encore ma carte, et à titre de président de la 40e Finale des Jeux du Québec 2005, à Saint-Hyacinthe. 

Un autre déménagement, cette fois vers Saint-Hyacinthe.

Le sport m’a aidé beaucoup à me faire de nouveaux amis. Mon sport favori a toujours été le baseball et cela m’a permis de diriger d’excellentes formations élites. Je souhaite de tout cœur le retour des Expos à Montréal. 

À quel endroit passiez-vous vos vacances d’été ?

Nous avons eu tellement de plaisir sur les plages d’Old Orchard ou Atlantic City. Il y avait un problème. Quatre personnes pouvaient dormir dans la tente, alors moi je couchais dans la voiture.  

Remplir avec de l’huile et vérifier l’essence ?

C’était la réalité. Ma première voiture c’était une Vega grise d’occasion qui consommait plus d’huile à moteur que d’essence.  

Te souviens-tu de tes premiers emplois ?

J’ai été un camelot au Journal de Montréal pendant de nombreuses années. Un été, j’épluchais des pommes de terre dans le sous-sol du resto Ti-Père BBQ. J’ai compris que je devais réussir à l’école. 

Il y avait une belle rivalité entre toi et Bernard Barré dans votre jeunesse.

Bernard était le responsable des sports aux Loisirs de La Providence, tandis que moi je dirigeais les Loisirs Douville. La compétition était vive, car on tenait à gagner. Plusieurs années plus tard, nous avons travaillé ensemble dans le domaine de la boxe. 

Décris-moi tes années au cégep.

Je n’avais pas encore fait un choix de carrière, alors mes années étaient plus concentrées sur le plaisir et le désir d’amorcer une carrière de DJ pour des mariages et des réceptions. 

Est-ce que ton mode de vie a changé aux HEC Montréal ?

Beaucoup et pour le mieux. 

Est-ce que tu demeurais en appartement ?

Daniel Grenon et moi demeurions sur la rue Jean-Brillant. Nos repas favoris étaient de la cuisine rapide « fast food » et la sauce à spaghetti de ma mère. Une fois par mois, nous allions à la Cage aux Sports pour voir les matchs du Canadien. Drôle de coïncidence.

La présidente et éditrice du Journal de Montréal était ton maître de stage.

Madame Lyne Robitaille avait terminé ses études aux HEC Montréal. Elle est devenue mon maître de stage afin de me préparer pour les examens de ma dernière année. Son appui m’a permis de graduer à la fin de mes études. 

Quelles personnalités aimerais-tu rencontrer ?

L’homme d’affaires Elon Musk, président-directeur général de Tesla Motors, et, comme je suis un passionné de golf, Phil Mickelson. 

Comment te débrouilles-tu en travaux manuels ?

Le coffre d’outils est au nom de mon épouse. 

L’équilibre dans ta vie, c’est important ?

Garder l’équilibre de la famille, mon travail et mes amis c’est important. Mon épouse, Marlène Godbout, et mes fils Alexandre et Antoine sont les personnes les plus importantes de ma vie et je m’assure d’être présent.