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Suite et fin d’une année difficile

Les téléspectateurs ont délaissé les galas en formule pandémie

Gala Québec Cinéma
Photo courtoisie, Éric Myre Animé dimanche par Geneviève Schmidt, le Gala Québec Cinéma pourrait bien avoir été la dernière cérémonie de remise de prix présentée en mode pandémie et sans public.

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La pandémie a durement frappé les galas. Malgré tout, certains changements devraient subsister dans l’après-COVID-19.

Dimanche, le Gala Québec Cinéma est venu clôturer la saison 2020-2021 des cérémonies de remise de prix en ralliant 451 000 téléspectateurs, selon les données préliminaires de Numéris. Il s’agit d’un résultat respectable compte tenu des circonstances : la météo était clémente (presque), personne n’avait regardé les films en nomination et 1 161 000 amateurs de hockey suivaient l’affrontement Montréal-Winnipeg à TVA Sports.

La précédente édition du Gala Québec Cinéma, tenue en 2019 puisqu’on avait annulé son édition 2020, avait rallié 600 000 curieux. Cette baisse d’écoute de 33 % se compare à celles des autres rendez-vous du genre diffusés depuis septembre : les Gémeaux (64 %), les Olivier (42 %), Artis (42 %) et l’ADISQ (24 %).

La situation est semblable, sinon pire aux États-Unis. En avril, les Oscars ont atteint un bas-fond historique.

Bilan positif malgré tout

En dépit des chutes d’auditoire, la directrice générale, Télévision, de Radio-Canada, Dany Meloul, dresse un bilan positif des cérémonies en formule pandémie. 

« Nous avons réussi à célébrer quatre industries de manière différente, déclare-t-elle au Journal. Je suis très fière des équipes. »

Jointe au téléphone, la première directrice, Culture, variétés et société, chez Radio-Canada, Sophie Morasse, admet que l’absence de public au parterre a plombé l’ambiance des galas coronaviraux. Elle croit toutefois qu’une fois qu’on sera entièrement déconfinés, certains aspects des formules pandémiques pourraient rester, comme la durée. « Je pense qu’on va plus se ramasser. Un gala trop long, c’est pénible pour tout le monde. C’est dimanche, la semaine recommence, personne ne veut se coucher trop tard. »

La manière de présenter certaines catégories, en réunissant les finalistes sur scène, devrait également survivre au retour en zone verte, souligne Dany Meloul.

Le retour du public

Puisque la pandémie se résorbe en raison du vaccin, les galas pourraient bientôt retrouver leur éclat d’avant, numéros à grand déploiement et public inclus. Mais, pour l’heure, le milieu télévisuel demeure prudent.

D’après les plans actuels, le prochain gala inscrit au calendrier, les 36es Prix Gémeaux, sera présenté le 19 septembre à partir d’un « endroit contrôlé » : le studio 42 de Radio-Canada.

« Ce qui compte toujours, c’est d’abord et avant tout la sécurité des gens », souligne Dany Meloul.

« Est-ce qu’il va y avoir plus de monde ? C’est une chose qu’on va décider un mois ou quelques semaines avant l’événement, ajoute Sophie Morasse. Peut-être qu’on va tous être vaccinés deux fois, mais on préfère se préparer au pire, parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver. En pandémie, les choses peuvent vite changer... »

Auditoires en baisse

Les galas en formule pandémie ont enregistré des baisses d’auditoire par rapport aux éditions pré-COVID-19.

Gala Québec Cinéma

451 000 / - 33 %

Les Olivier

1 047 000 / - 42 %

Artis

1 298 000 / - 42 %

ADISQ

1 069 000 / - 24 %

Gémeaux

972 000 / - 64 %

* Source : Numéris