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Tramway: «Hasardeux» de promettre un décret d’ici l’été, selon Guilbault

La ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault
Photo Dominique Lelièvre La ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault

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La ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, a salué lundi la décision de la Ville de Québec de relancer le processus d’approvisionnement du projet de tramway, sans toutefois s’engager à lui donner le feu vert d’ici l’été comme espéré par la municipalité.

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Le maire de Québec, Régis Labeaume, espère obtenir rapidement un nouveau décret ministériel pour lancer à l’été 2021 l’appel de qualification qui permettra de choisir le fournisseur du matériel roulant. Mais il doit pour cela obtenir un précieux décret ministériel.

«C’est toujours hasardeux de donner de futures dates d’adoption de documents dans des conseils des ministres qui par ailleurs doivent quand même en discuter et voir si on l’approuve, mais ce que je vous dis, c’est qu’on a l’intention d’appuyer la Ville dans ses démarches pour pouvoir continuer de faire avancer le projet», a déclaré Mme Guilbault lundi, en marge d’une annonce à L’Ancienne-Lorette.

Rappelons que la Ville a décidé de reprendre à zéro son processus d’approvisionnement, car un seul soumissionnaire sur trois a manifesté son intérêt, ce qui va retarder d’un an le mégaprojet de transport structurant. Au lieu d’un seul appel d’offres, la Ville a décidé de changer de stratégie et de le scinder en deux.

«On comprend la décision de la Ville. C’est une question de saine concurrence, de gestion des fonds publics. [...] Je crois que c’était la chose responsable à faire, quoique pas idéal, mais c’était la décision responsable à prendre», a affirmé Mme Guilbault, selon qui le gouvernement n’a pas l’intention «d’entraver ou de ralentir» les démarches de la Ville.

Coûts supplémentaires

Mme Guilbault n’a pas voulu non plus s’avancer quant à savoir qui, de la Ville ou du gouvernement, devra éponger la facture des coûts supplémentaires engendrés par la situation, qui pourrait atteindre 100 millions $ par année de retard selon les observations du vérificateur général de la municipalité.

«Ça demeure hypothétique. On va voir combien de temps tout ça prend, ce qu’il advient. Il y a toujours des discussions de toute façon [entre la Ville et le gouvernement]», a-t-elle fait savoir.

La vice-première ministre en a profité pour «replacer les choses en contexte», estimant que son gouvernement est blâmé injustement par des «partis d’opposition et certaines autres personnes» dans le dossier.

L’échéancier initial du tramway prévoyait un feu vert du gouvernement pour lancer l’appel de propositions en novembre 2020. Il est finalement arrivé en avril 2021, après d’âpres négociations avec la Ville sur le tracé dans l’est du territoire.

«Mais entre les deux, Alstom a acheté Bombardier en janvier, donc, je ne pense pas que même si on l’avait approuvé en novembre, ça aurait changé quoi que ce soit sur une transaction entre deux compagnies qui se préparait depuis un an, alors je veux juste remettre ça en perspective», a dit la ministre.

Le maire de Québec a désigné l’acquisition de Bombardier Transport par Alstom comme étant un facteur déterminant dans l’absence de compétition pour l’obtention du contrat du tramway lors du premier appel de propositions.