/finance
Navigation

Virtualisation de l’économie: connecter humains et technologies

Woman Working Remotely From Home
Pixel Stories / Stocksy United

Coup d'oeil sur cet article

Offert par

La pandémie a donné un puissant coup d’accélérateur à l’application d’innovations dans notre quotidien. Au point de voir l’ensemble des générations adhérer à de nouvelles pratiques technologiques, souvent facilitantes. Bonne nouvelle, plusieurs de ces habitudes resteront et évolueront pour le mieux.

Si la virtualisation de l’économie n’est pas un phénomène nouveau, ses fonctions se multiplient et se simplifient, du réveil au sommeil. 

Pandémie et technologie: un puissant accélérateur  

«Si l’arrivée du Web a donné le coup d’envoi à cette industrie, la pandémie a accéléré cette conversion de 5 à 10 ans», signale Nicolas Tremblay, directeur des Investissements, Technologies au Fonds de solidarité FTQ

Télétravail, télésanté, cours à distance, jeux vidéo, spectacles virtuels, prise de rendez-vous, transactions en ligne, réseaux sociaux et multiplication des interfaces: la virtualisation est non seulement omniprésente, elle est aussi omnicanale.

Et tandis que les générations X, Y (milléniaux) et Z étaient pour leur part bien actives dans le monde virtuel, la pandémie a forcé d’autres consommateurs, dont les Baby-boomers à adopter massivement de nouveau comportements. «Des études démontrent que des changements de comportements observés durant 60 à 260 jours deviennent de nouvelles habitudes. On peut donc s’attendre à ce que les nouveaux modes de consommation perdurent», ajoute Sylvain Lemarbre, conseiller principal en analyse de marché et intelligence d’affaires au Fonds de solidarité FTQ.

Dès lors, les organisations innovantes appliquent des stratégies de commercialisation intégrant tous les canaux de vente de produits et de services, pour fournir aux consommateurs une expérience à la fois simple, rapide et transparente.

Entreprises: saisir les opportunités  

D’où l’importance, pour les entreprises du Québec, d’emboîter, voire même d’accélérer, le pas vers la transition numérique pour répondre adéquatement aux demandes de leur clientèle, qu’il s’agisse de partenaires d'affaires ou de consommateurs. 

La 5G, l’internet des objets, l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle et la chaîne de blocs profitent de ces progrès et se taillent une place qui sera de plus en plus présente dans notre quotidien: voitures autonomes, Industrie 4.0, santé connectée, villes intelligentes.  

«C’est d’autant plus vrai que cette nouvelle réalité mondiale est désormais une norme, sinon une exigence chez les employés, les employeurs et même les gouvernements», note Sylvain Lemarbre. Il rappelle que «nous sommes collés sur l’économie la plus dynamique au monde.» 

Rouages de la nouvelle économie  

La croissance des géants du numérique que sont Google, Facebook et Amazon le prouve chaque jour: la valeur ajoutée, les gains de productivité, l’optimisation des processus engrangent d’appréciables profits. «La virtualisation est donc une composante cruciale de la nouvelle économie», ajoute Nicolas Tremblay.

«L’absence de frontières dans ce secteur génère de nouvelles formes de concurrence où les entreprises mondiales peuvent rapidement impacter les marchés locaux. Mais l’inverse est aussi vrai», observe-t-il positivement.

Cette concurrence décloisonnée doit aussi composer avec l’accès mondial aux talents, réalité qui évolue à un rythme tout aussi accéléré, une fois démontrée la possibilité de faire croître les affaires à distance. 

Emboiter le pas de la numérisation  

Dans tous les secteurs, «les entreprises qui avaient déjà entamé le virage technologique en ont profité. Les autres ont dû mettre les bouchées doubles», rappelle à juste titre Véronique Gagnon, directrice des Investissements, Divertissement et biens de consommation. À son avis, la pandémie a fait tomber les rideaux sur l’écart à combler au sein de certaines organisations. 

Elle soulève que les pratiques transactionnelles, que ce soit pour réserver, acheter et même consommer, ont fait des bonds appréciables, tant dans le secteur des biens de consommation que du divertissement. «Commerces de détail, épiceries, spas, hôtellerie, stations de ski... tous ont dû numériser leur parcours client pour rester actifs».

«Les secteurs événementiels et des arts vivants ont eux aussi subi d’importantes perturbations durant la turbulence pandémique. Ils ont dû s’adapter, et même se réinventer afin d’offrir une expérience purement numérique», ajoute-t-elle.

Si des solutions virtuelles ont été mises en place pour garder contact avec leur clientèle, le retour en présentiel est toutefois attendu. «Il est permis de croire que les innovations qui auront démontré leur rentabilité seront conservées au bénéfice de tous. Certaines entreprises parviendront à transformer ces défis en opportunités», mentionne-t-elle.     

Des investissements nécessaires  

Les organisations sont-elles à la croisée des chemins? La mise en place de ces pratiques représente un investissement significatif pour les organisations qui souhaitent implanter de nouvelles approches, aussi pertinentes que durables. «C’est à la fois complexe et coûteux; or la rentabilité n’est plus à prouver et le virage est nécessaire», prévient Nicolas Tremblay. 

Il rappelle que sans l’univers numérique actuel, l’économie mondiale aurait beaucoup plus souffert de la pandémie. Il souligne que la cybersécurité demeure à cet égard un enjeu crucial de la virtualisation de l’économie. «En évolution exponentielle, les données en circulation obligent les organisations à se prémunir des cyberattaques, en plus de se conformer à des réglementations de plus en plus strictes», note-t-il.  

Le pouvoir de la collaboration  

Woman Working Remotely From Home
Shutterstock / GaudiLab

Les entreprises dans lesquelles investit le Fonds deviennent des partenaires, souligne Véronique Gagnon. «On vise non seulement la croissance, mais la pérennité de nos partenaires. On est là tant pour les bons coups que pour relever les défis – la transition numérique est un défi qu’on peut appuyer».

Les organisations du Québec soutenues par le Fonds profitent notamment de la synergie prévalant au sein du Groupe Asthuce, entité du Fonds mobilisant toutes les expertises internes, pour les accompagner de façon ciblée et personnalisée dans leurs plans de la transition technologique, environnementale et humaine.  

Des maillages qui rapportent   

«De plus, l'approche du Fonds couvre tous les volets organisationnels, qu’il s’agisse d’analyses de marché ou de conseils impliquant l’apport de nos équipes juridiques ou fiscales. Cette expertise est précieuse pour générer et consolider une réelle valeur ajoutée en matière de croissance et de rendements», explique Sylvain Lemarbre, faisant lui-même partie de cette force multidisciplinaire qui appuie l’équipe des investissements. 

Nicolas Tremblay conclut: «Nous visons un impact positif sur la société et l'économie. Pour le secteur des technologies, notre objectif c’est, bien sûr, d'investir dans les entreprises technologiques, mais aussi de créer des maillages, de jeter des ponts entre tous les secteurs, au profit de l’ensemble de l’économie du Québec. Pour nous, le succès se bâtit en équipe.»

Grâce à son expertise et à son vaste réseau, l’équipe du Fonds de solidarité FTQ accompagne financièrement et stratégiquement les entreprises, en les aidant à mettre sur pied des projets créateurs de valeur et en participant à l’essor et la consolidation d’emplois de qualité.