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Famille musulmane décimée à London: «Épouvantable», dit le maire Labeaume

Famille musulmane décimée à London: «Épouvantable», dit le maire Labeaume
Photo Didier Debusschère

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Le meurtre de quatre membres d’une famille de confession musulmane à London dimanche dernier ébranle le maire de Québec, Régis Labeaume, qui qualifie l’attentat d’«épouvantable» et d’«horrible».

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«Si on se demande si le racisme systémique existe, il ne peut pas y avoir une manifestation plus horrible que celle-là. C’est épouvantable. Ces quatre humains de confession musulmane ont le droit de vivre», s’est indigné M. Labeaume mardi en marge d’une conférence de presse.

Famille musulmane décimée à London: «Épouvantable», dit le maire Labeaume
AFP

Le maire a signalé qu’il allait tenter de s’entretenir avec le maire de London, Ed Holder. C’est le président du Conseil musulman canadien qui lui a appris la nouvelle, lundi.

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«Je lui ai dit que nous réagirions, parce que c’était nécessaire, ne serait-ce que par solidarité pour nos concitoyens et concitoyennes de foi musulmane. Ça ne peut pas arriver», a renchéri Régis Labeaume qui pense que «quand on parle de tolérance puis on parle de vivre ensemble, on a un énorme chemin à faire».

Douloureux souvenirs

Les événements ravivent évidemment de mauvais souvenirs à Québec, où six personnes sont mortes lors de l’attaque perpétrée en janvier 2017 contre la grande mosquée de Québec.

Le maire a par le fait même déploré la découverte de 215 corps d’enfants près de l’ancien pensionnat autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique.

«Moi je pense qu’il va falloir ouvrir le débat très, très large. Il va falloir qu’on procède à une catharsis, entre autres pour les autochtones, les 150 000 jeunes autochtones qui ont été arrachées à leurs familles et forcées en très bas âge à vivre dans des pensionnats», a affirmé le maire, disant que comme la Commission royale d’enquête, il pense qu’il s’agissait d’un «génocide culturel».

Aller plus loin

«Il va falloir qu’on aille beaucoup plus loin que d’être gênés puis que d’être horrifiés par des événements comme [ceux de dimanche soir à London], il va falloir qu’on ouvre un débat très large et à Québec, nous autres, on est en train de le faire, mais il va falloir aller plus loin.»

«Ne pas ouvrir le débat totalement sur l’intolérance, c’est aussi être un peu hypocrite, c’est-à-dire ne pas oser le faire pour des raisons souvent très politiques, soyons honnêtes, alors il faut le faire. Nous, on tente de le faire à Québec. Ce n’est pas évident non plus, sauf qu’à date, je trouve qu’il y a une belle acceptation de ce qu’on est en train de faire avec les communautés culturelles, mais il faut en parler, il faut absolument en parler», a ajouté le premier magistrat.