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C’est terminé le masque en classe

La Santé publique a fait ce choix hier soir en raison de la chaleur extrême qui a mené la vie dure aux élèves

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Des élèves masquées à la sortie des cours au Collège François-de-Laval, dans le Vieux-Québec, hier.

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En pleine canicule, la journée s’annonçait très pénible pour les écoliers du primaire et du secondaire aujourd’hui, mais le ministre Roberge a finalement confirmé que les élèves pourront enlever leur masque en classe. 

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Dans des locaux bondés, sans climatisation, le masque est vite devenu intolérable.

Le ministre de l’Éducation a reconnu que la journée d’hier fut très pénible. «En raison de la chaleur extrême, en plus de permettre les ventilateurs et climatiseurs, la Santé publique autorisera les élèves à retirer leur masque lorsqu’ils sont en classe», a confirmé Jean-François Roberge. En vigueur dès aujourd’hui, cet assouplissement s’appliquera jusqu’à la fin de l’année scolaire.

«C’est tough avec le masque. La chaleur est entrée dans l’école. Je le sais par expérience qu’après deux jours [de chaleur intense], c’est pénible», avait confié Jean-Simon Hotte, enseignant en quatrième année à l’école aux Quatre-Vents, à Beauport.

La température a grimpé en cette même journée de canicule, dans une classe de quatrième année de l’école primaire aux Quatre-Vents, à Beauport.
Photo courtoisie
La température a grimpé en cette même journée de canicule, dans une classe de quatrième année de l’école primaire aux Quatre-Vents, à Beauport.

«Épuisés» par toutes les mesures engendrées par la pandémie, des enseignants quelque peu découragés par la météo à venir ont accepté de se confier au Journal. Dans certaines classes, le mercure peut grimper à 30 °C «ou plus» lors de journées très chaudes.   

  • Écoutez la chronique de Sophie Durocher avec Pierre Nantel sur QUB radio:   

Ventilateurs

Avant la sortie du ministre, la confusion persistait en ce qui a trait aux ventilateurs. Tous les enseignants consultés ont confirmé que les directives de la Santé publique ne leur permettaient pas de les utiliser, en raison des risques de propagation de la COVID-19.

Par contre, le Centre de services scolaire des Premières-Seigneuries a confirmé le contraire. 

«Les plus récentes directives du ministère de l’Éducation sur les mesures appropriées pour les journées de grande chaleur spécifient que nos établissements peuvent faire usage de ventilateurs et de climatiseurs d’appoint», a indiqué la porte-parole Isabelle--- Bédard-Brûlé.

Vaporiser de l’eau froide

La chaleur est si accablante dans certaines classes que des enseignants vaporisent les élèves d’eau froide, pour les rafraîchir.     

  • Écoutez l'entrevue de la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Josée Scalabrini, avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:   

«Il y a deux semaines environ, c’était très chaud dans ma classe, je leur ai dit : couchez votre tête sur votre bureau, les amis, et je leur envoyais de l’eau froide dans le cou. Ils disaient : encore, encore!» relate Josée (nom fictif), une enseignante de première année au Centre de services de la Capitale.

Quebec
Photo Stevens Leblanc

Même si elle affirme avoir été « sauvée » par la journée pédagogique hier, elle craint le pire aujourd’hui. 

«Il y a des matins, je rentre à 7 h 30 et il fait déjà, 24,1 °C, 25 °C ou 26 °C, avec des taux d’humidité qui varient entre 40 % et 60 %», dit-elle.

«La concentration est moins là»

L’enseignante confie que ses élèves, âgés de sept ans, se plaignent de maux de tête lorsque la température grimpe à près de 30 °C à l’extérieur, surtout au retour de la récréation. 

«Je leur dis : “descends ton masque juste un peu en bas de ton nez et respire comme ça un petit peu”. Je ne suis pas supposée, mais j’utilise mon jugement», dit-elle.

La chaleur cause aussi des maux de tête aux enseignants, qui ont «plus de pression pour évaluer» cette année, alors qu’ils n’ont pas pu le faire normalement.

  • Écoutez la chronique de Claude Villeneuve sur QUB radio:

Congé d’école

Certaines écoles sont fermées aujourd’hui en raison de la canicule, dont celles du Centre de services scolaire au Cœur-des-Vallées. Même si ce n’est pas le cas à Québec, des parents ont décidé de garder leur enfant à la maison.

«Une journée au complet à garder le masque à cette température, ça ne fait pas de sens pour moi. Mon fils n’ira pas à l’école», affirme Karine Boissy, dont le fils de 8 ans fréquente l’école Jacques-Cartier, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

Avec la collaboration de Jean-François Racine

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