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Le pont de l’Île-d’Orléans sous surveillance jusqu’à sa fermeture

Plus on attend, plus la vieille structure coûte cher, selon le préfet

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le pont présente de sérieux signes d’érosion, mais le MTQ s’appuie sur des inspections générales tous les deux ans pour assurer qu’il est sécuritaire.

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Même si les travaux préliminaires pour le futur pont de l’Île-d’Orléans vont bon train selon le préfet de l’île, chaque année de retard pourrait entraîner une explosion de la facture visant à garder la vieille infrastructure sécuritaire.

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« Plus on retarde et plus le vieux pont coûte cher à entretenir », rappelle le préfet de la MRC de L’Île-d’Orléans, Harold Noël, qui a hâte que le nouveau pont soit construit. Déjà, des travaux importants ont été faits sur la vieille infrastructure qui date de 1935 au cours des deux dernières saisons estivales. 

D’ailleurs, il y a « toujours un contact ouvert avec un entrepreneur », pour des travaux imprévus sur le pont, indique le porte-parole du ministère des Transports, Nicolas Vigneault. Une inspection générale de l’infrastructure est faite aux deux ans compte tenu de sa vétusté. 

En 2019, un montant de 5 millions $ a été investi. En 2020, 1,3 million $ a été injecté pour des réparations d’urgence aux cinq joints de dilatation qui ont été effectuées, en plus de l’asphaltage du tablier. 

Pour ce qui est de 2021, des travaux aux piliers du pont et la réfection des trottoirs sont présentement en appel d’offres. La mise à niveau de l’éclairage a déjà été faite au coût de 300 000 $. 

Échéancier respecté ?

Le préfet Harold Noël est toutefois très positif quant à l’avancement des travaux en prévision de la construction d’un nouveau pont. Selon ses informations, le MTQ est à colliger les résultats des consultations publiques sur le concept de la nouvelle structure et sur la mise en valeur de l’ancienne. 

« Les gens sur le terrain sont vraiment satisfaits », assure déjà M. Noël. Toutes ces analyses ne devraient pas entraîner de retard alors que le début des travaux est prévu pour l’an prochain avec la préparation du chantier qui comprend l’aménagement du système de barges qui limitera le transport de matériel par la route. 

« L’étude se poursuit conformément à l’échéancier prévu par le ministère », a aussi indiqué la porte-parole de Stantec, entreprise à la tête du consortium. 

Les approches

La MRC est aussi consultée afin de prévoir les approches du nouveau pont qui sera construit 120 mètres à l’ouest de l’ancien. Cela devrait notamment permettre de rendre la « côte moins dangereuse et une descente en ligne droite » lorsqu’on quitte l’île. Actuellement, cette côte se termine par un 90 degrés, théâtre de plusieurs accidents. 

L’échéancier de 2027 ne semble donc pas compromis même si les insulaires ont déjà été échaudés par le passé.

Entre-temps, le préfet insiste sur l’aspect sécuritaire du pont pour inviter les gens chez lui. 

« Venez faire le tour de l’île », propose-t-il en rappelant que la saison des fraises est déjà commencée.  

LA SAGA DU PONT DE L’ÎLE  

En 2015, le gouvernement libéral avait annoncé un pont pour 2024.

Novembre 2018 : Le nouveau ministre des Transports François Bonnardel reporte la livraison du pont, estimant l’échéancier impossible.

Octobre 2020 : Le gouvernement de la CAQ présente le concept de nouveau pont à haubans de 2,1 km qui sera situé à 120 m à l’ouest du vieux pont. 

2022 : Début prévu des travaux avec la préparation de chantier.

2027 : Ouverture du nouveau pont.

Le vieux pont de 1935 :  

  • 14,2 M$ de travaux entre 2012 et 2019 (dont 5 M$ en 2019);  
  • 1,3 M$ en 2020 : Réparation des joints de dilatation et resurfaçage.     

2021 : Travaux aux piliers, aux trottoirs et aux lampadaires (en processus d’appel d’offres).

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