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Les chauffeurs du RTC veulent pouvoir conduire le tramway

Hélène Fortin, présidente du syndicat des chauffeurs du RTC, réclame des garanties à l’employeur.
Photo courtoisie Hélène Fortin, présidente du syndicat des chauffeurs du RTC, réclame des garanties à l’employeur.

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Le syndicat, qui représente l’essentiel des employés du Réseau de transport de la Capitale (RTC), veut obtenir l’assurance que les chauffeurs de bus auront également pour tâche de conduire le futur tramway. Le regroupement réclame aussi que l’exploitation et l’entretien du tramway se fassent à l’interne et non «en sous-traitance».

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C'est le message qu'a envoyé la CSN mardi matin, en point de presse.

«En coulisses, on nous dit que, pour avoir les opérateurs du tramway dans nos rangs, il va falloir que notre convention collective [qui arrive à échéance dans un an] soit “sexy”. Ce n’est vraiment pas rassurant. Ça nous prend des garanties que nos membres ne seront pas laissés de côté», a exposé Hélène Fortin, présidente du syndicat des chauffeurs du RTC.

D’après elle, les chauffeurs de bus sont ouverts à l’idée de suivre une formation supplémentaire pour conduire le tramway.

Mme Fortin a cité en exemple le flexibus (une sorte de taxi-bus). D’après elle, ce projet devait d’abord être complémentaire au service de bus, mais il s'agirait d’un «système parallèle» qui peut nuire à l’usage des bus en banlieue.

Occasion en or

«On est pour le développement du transport en commun et pour l’implantation d’un tramway», a fait savoir de son côté la cheffe syndicale Ann Gingras. «Mais il ne faut pas que ça serve de paravent pour camoufler la sous-traitance», a-t-elle ajouté.

Annoncé récemment, le retard d’un an dans la réalisation du tramway pourrait paradoxalement constituer «une occasion en or pour rattraper une erreur de parcours pour l’exploitation et l’entretien du tramway», croit-elle.  

Kevin Roy, président du syndicat des employés d’entretien du RTC, a quant à lui insisté pour dire que le nouveau processus d’approvisionnement qui doit être mis en place pour le tramway peut «offrir l’opportunité de corriger une lacune et de rapatrier l’entretien à l’interne». 

«Personne ne perdra son emploi», répond Labeaume

«Je comprends leur souci, mais c’est prématuré», a commenté le maire de Québec, Régis Labeaume, rappelant qu’en raison de l’échec du premier appel de propositions dans le dossier du tramway, «on n’a pas avancé, on a reculé». Il a invité le syndicat à «discuter avec la direction du RTC».

«De toute façon, il n’y a personne qui va perdre son emploi. Ça, c’est déjà évident. Il n’y a personne qui va perdre son emploi, d’autant plus que [...] ce n’est pas évident, actuellement, de trouver des chauffeurs d’autobus, alors il n’y a pas d’inquiétude pour les emplois», a-t-il affirmé.

Le contrat qui sera accordé à un partenaire privé a pour objet la construction et l’entretien du projet de tramway. C’est toutefois le RTC qui opérera la ligne, a rappelé le maire. «Pour le reste, on ne peut pas donner toutes les réponses, mais je sais que ça se discute», a-t-il déclaré.

Quant à savoir si les chauffeurs du RTC pourront être aux commandes des rames de tramway, «il n’y a rien de formel, on n’est pas rendu là». En ce qui concerne l’entretien du matériel, «s’il y a des employés du RTC qui veulent travailler pour l’entité qui le fera, je présume que ce sera toujours possible, mais on n’est pas rendu là. Vraiment, il faut attendre un peu», a évalué le maire.

– Avec la collaboration de Dominique Lelièvre

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