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Taux de chômage: le Québec se tire bien d’affaire

Deuxième plus bas au pays en mai dernier

La pénurie de main-d’oeuvre au Québec ne s’estompera pas avant plusieurs années, prévient le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, qui invite les entreprises à mettre la main à la pâte pour relever ce défi.
Photo d'archives La pénurie de main-d’oeuvre au Québec ne s’estompera pas avant plusieurs années, prévient le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, qui invite les entreprises à mettre la main à la pâte pour relever ce défi.

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Après plus d’un an de crise, le Québec se remet sur pied et affiche le deuxième plus bas taux de chômage au pays en mai dernier, derrière la Saskatchewan. La pandémie a permis de mettre l’emphase sur la formation de la main-d’oeuvre. Tour d’horizon avec le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS), Jean Boulet.


Qu’est-ce que vous pensez du taux de chômage à 6,6% au Québec?

Quand on se compare aux autres, il est le deuxième plus bas au Canada. Ça démontre la vigueur de la reprise de l’économie.


Vous parlez souvent de formation, de requalification et de rehaussement des compétences, en quoi cela est-il important?

On a saisi la pandémie pour accentuer l’importance de la formation. Au 28 mai 2021, il y avait près de 20 785 personnes inscrites au programme d’aide à la relance par l’augmentation de la formation dans des secteurs prioritaires. Ce sont des chômeurs pandémiques qu’on a requalifiés.


Comment allons-nous venir à bout de la rareté de main-d’œuvre qui frappe de plein fouet les PME au Québec et qui menace même leur croissance?

C’est la multiplicité des solutions qui va nous donner des résultats. La population au Québec continue de vieillir. Selon les démographes, il y a encore 650 000 départs à la retraite à venir dans les cinq prochaines années. Cela nous fait constater que la relance économique passe notamment par la requalification et le rehaussement des compétences.


Quels sont les solutions qui sont envisagées?

Il faut développer au Québec une culture de formation continue. Il faut que les environnements de travail se transforment en lieu apprenant. La pénurie de main-d’œuvre, c’est un défi qui va nous interpeller pendant des années à venir. Je compte sur les entreprises pour mettre la main à la pâte et contribuer à la formation. Le défi n’est pas que gouvernemental. Le gouvernement est là pour soutenir, supporter et aider.


Avec plus de travailleurs formés, est-ce que le Québec peut espérer rattraper son retard au niveau de la productivité par rapport à l’Ontario?

Pendant les deux années précédant la pandémie, notre productivité s’est accrue. Il y a encore des écarts importants, mais c’est pour ça qu’il faut continuer à travailler.


Quel bilan dressez-vous des initiatives mises en place par le MTESS depuis le début de la pandémie?

Ce qui est important, c’est qu’on a approximativement 275 000 travailleurs qui ont bénéficié de nos mesures pour se requalifier et rehausser leurs compétences. Ça va aider pour la reprise. Cela contribue à l’amélioration du marché de l’emploi qui fait face à plusieurs défis. Ce sont des défis que nous relèverons avec tous nos partenaires du marché de l’emploi et on réussit bien.

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