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Est-du-Québec : Pas de bals pour certains malgré les assouplissements

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Malgré les assouplissements annoncés mardi par Québec, plusieurs finissants seront privés de bal. Dans l'Est-du-Québec, des directions d'écoles et centres de service scolaire indiquent que les contraintes sont tout simplement trop grandes pour organiser des bals de finissants après le 8 juillet. 

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«On a voulu faire plaisir et sur papier, c'est une bonne décision [de la santé publique], mais dans le concret, ça ne fonctionne pas», a indiqué Mathieu Brien, directeur de l'Institut d'enseignement de Sept-Îles.

Les assouplissements annoncés mardi permettront à l’institut de faire une remise de diplômes en format ciné-parc en présence des parents, mais pas de tenir un bal des finissants.

«Dans la mesure où le 8 juillet, la plupart des écoles sont fermées, les enseignants sont en congé [...], ce n'est pas vraiment réalisable. On est en région, beaucoup de gens quittent pendant les vacances, il y a peu d'élèves ou, sinon, ils travaillent, donc peu de gens pour organiser ou pour être présents», a-t-il ajouté.

À l'école Paul-Hubert de Rimouski, où 422 jeunes gradueront cette année, il y aura une cérémonie de fin d'études, mais pas de bal.

«Plusieurs contraintes expliquent cette décision, à savoir le nombre d’élèves finissants [...] plus grand que celui de 250 autorisé par la santé publique, la non-disponibilité des équipements nécessaires à la réalisation d’un tel événement et les élèves qui quittent la région pour poursuivre leurs études», a expliqué Zoé Ross-Lévesque, conseillère en communication pour le Centre de services scolaire des Phares, par courriel.

Les deux instigatrices du mouvement #Nousméritonsunbal, qui ont organisé un rassemblement en blanc à Rimouski vendredi dernier, se réjouissent de voir que le gouvernement a assoupli ses règles, mais se disent déçues de devoir quand même faire une croix sur leur bal.

«Mon premier but, c'était de faire réaliser à la population qu'on est là, qu'on a fait des efforts, qu'on mérite un bal; ça, ç’a été reconnu, mais c'est sûr que ces [assouplissements] là n'auront aucun impact pour nous», a lancé Ann-Frédérique Pelletier, finissante à l'école Paul-Hubert.

«Je suis déçue, mais j'espère que pour d'autres écoles où les finissants sont moins nombreux, j'espère [que ça va marcher] parce qu'on a fait ça pour tout monde. Mais ici, se virer de bord sur un dix cents comme ça, c'est impossible», a ajouté Laurie-Ève Michaud-Pelletier.

Le gouvernement Legault a annoncé mardi après-midi que les bals des finissants seraient autorisés à partir du 8 juillet.

Les festivités devront avoir lieu à l’extérieur, sous un chapiteau, avec un maximum de 250 participants.

Contrairement aux cérémonies de remise des diplômes, qui devront se dérouler dans le respect des règles sanitaires, les bals pourront avoir lieu sans masque ni distanciation de deux mètres.