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Il existe du soleil pour le Parti québécois

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Être partisan du PQ doit être un peu déprimant ces jours-ci (ce n’est guère mieux au PLQ ou à QS). La CAQ est à son zénith et une victoire laissant peu de place aux oppositions en 2022 est prévisible.

Dans cette ambiance, il est normal que certains quittent le navire, et il ne faut pas se surprendre du député Roy. Il y en aura d’autres.

Fin de la gloire parlementaire

Nous sommes habitués, comme société, à voir le succès d’un parti à ses résultats électoraux. Pourquoi ne pas changer ce paradigme pour le bien de la démocratie ? Mesurer les succès en fonction des gains face au programme politique et à la pluralité des idées.

Dans le cas du PQ : la promotion de l’indépendance, son projet phare, et aussi la consolidation et le renouvellement des organisations militantes.

  • Écoutez la chronique d’Elsie Lefebvre à QUB radio

Se projeter dans le Québec de demain qui fait face aux défis des changements climatiques en précisant une vision sociale, culturelle et économique d’un Québec qui aurait tous ses moyens. C’est inspirant.

Des citoyens qui ont pour but de construire des organisations de promotion de l’indépendance à long terme et non seulement de faire élire des députés. Cela peut être très mobilisant.

Indépendance toujours vivante

À travers la grisaille, il existe du soleil pour le Parti québécois. Le tiers des Québécois appuient toujours le projet d’indépendance. En 2018, 690 000 Québécois ont voté pour le PQ, tandis que le parti de PSPP est toujours en tête du financement populaire et compte 45 000 membres loin devant les autres partis. Voilà un terreau de mobilisation important.

La politique est faite de cycles. Après le scandale des commandites, personne n’aurait cru à un retour du Parti libéral du Canada. Le Bloc québécois fut pratiquement rayé de la carte en 2011, pour revenir en force une décennie plus tard. Les mouvements d’indépendance en Catalogne ou en Écosse étaient vacillants, puis sont remontés.

Un jour ou l’autre, la CAQ fera face à l’usure du pouvoir. La route sera longue, mais le PQ pourrait alors séduire à nouveau l’électorat.