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L’amour est un dumpling: une bouchée qui fait du bien

Une pièce fort sympathique au Périscope

L'amour est un dumpling
Photo courtosie, Nicola Frank-Vachon Marc (Simon Lepage) et Claudia (Mary-Lee Picknell) se retrouvent dans un restaurant asiatique, sept ans après leur dernière rencontre.

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Il y a des moments dans la vie où l’envie de repartir à zéro flotte dans l’air. L’amour est un dumpling survole ce désir, qui, pour plusieurs, a fait surface depuis le début de la pandémie.

À l’affiche jusqu’au 19 juin, au Théâtre Périscope, L’amour est un dumpling, est une comédie légère. Une petite bulle de plaisir de 60 minutes, qui a des allures de mise en bouche, qui fait rire, sourire, divertir et sans prise de tête. Ce qui est une bonne chose en ce moment.

Dans un décor de restaurant asiatique, Marc et Claudia se retrouvent. Ils ont fait la tournée des hôtels en Asie avec leur groupe de musique de reprises et ils ont vécu à 100 à l’heure. Ils se sont perdus de vue et ne se sont pas parlé depuis sept ans. 

Claudia a invité Marc. Elle a quelque chose à lui demander.

Des retrouvailles ponctuées, dès les premières minutes, de petits malaises, de surprises, de nostalgie et de silences. Les « ex » se « picossent ». 

Interprété par Simon Lepage, Marc a changé. Il a quatre enfants, il réside à Saint-Lambert et il s’est rangé. L’exubérante Claudia, jouée par Mary-Lee Picknell, n’en revient pas.

Crédibles

Le ton est léger. Une situation qui changera lorsque Claudia fera sa demande. Une demande, clichée et déjà vue, mais qui permet d’ouvrir sur les choix que l’on fait, ceux qu’on aurait peut-être dû faire et sur les envies de repartir à zéro.  

Les deux comédiens, qui sont un couple dans la vie de tous les jours, sont crédibles. On sent cette proximité que les personnages qu’ils campent ont déjà eue dans une autre vie. Et ils se débrouillent très bien lors des quelques interventions musicales qui pimentent la pièce mise en scène par Marie-Hélène Gendreau. On y croit.

On tente, toutefois, de comprendre la pertinence des quelques échanges en anglais que l’on retrouve à quelques moments de la pièce. On peut comprendre que Sarangerel Tserenpil, qui joue le rôle de celle qui s’occupe du restaurant, s’exprime, parfois, dans une langue asiatique, que Marc maîtrise un peu, dans certaines scènes. On comprend moins lors des échanges entre Marc et Claudia. 

Est-ce possible et facile de repartir à zéro ? L’amour est un dumpling ne répond pas à la question. La pièce, fort sympathique, expose, de façon divertissante, ce sentiment qui nous envahit parfois avant de retourner à nos vies.