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Une place «GSP» inaugurée à Saint-Isidore

L’ancien champion de l’UFC a maintenant sa statue en face de l’hôtel de ville

Inauguration GSP
Photo Martin Alarie La municipalité de Saint-Isidore a rendu hommage à son illustre citoyen Georges St-Pierre en dévoilant une statue honorant son étincelante carrière.

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Georges St-Pierre a toujours été fier de dire qu’il était originaire de la municipalité de Saint-Isidore. La communauté où il a grandi lui a rendu un hommage bien senti, mercredi, alors qu’elle a inauguré la place « GSP » à quelques mètres de l’hôtel de ville. 

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L’ancien combattant de l’UFC a maintenant une statue en bronze à son effigie bien en évidence. Une œuvre très réussie de la conceptrice-sculptrice Tali Lévesque. 

Autour de celle-ci, un montage de pierres en forme d’octogone a été aménagé avec des fleurs. Au sol, on retrouve huit mots qui ont été des clés dans la carrière de St-Pierre : générosité, honneur, créativité, famille, persévérance, sagesse, intégrité et respect. 

Ce sont les mêmes mots qui étaient inscrits sur les murs du gymnase privé de « GSP » où il tenait ses séances de sparring. Ils définissent bien l’homme et l’athlète. 

« Je suis content parce que les gens vont pouvoir prendre une photo avec ma statue lorsqu’ils vont venir à Saint-Isidore, a mentionné Georges St-Pierre quelques minutes après le dévoilement. De me voir en position de combat, c’est très représentatif. C’est vraiment moi.

« Elle est vraiment parfaite. Je vais arrêter souvent lorsque je vais revenir ici. C’est un honneur qui est plus grand que mon introduction au Temple de la renommée de l’UFC. »

St-Pierre revient à Saint-Isidore sur une base régulière pour souper avec ses parents à la maison familiale. 

« C’est une tradition. C’est quelque chose d’important pour moi. C’est ma fondation. Ce sont eux qui m’ont supporté depuis le début. C’est la même chose pour ma communauté. »

Son mets favori lorsqu’il débarque chez ses parents ? De la tourtière avec du ketchup. C’est un incontournable. 

Réticent au départ

St-Pierre a toujours été humble même pendant les périodes où il était au sommet de son art. Lorsque le maire de Saint-Isidore, Sylvain Payant, lui a présenté le projet, il n’a pas sauté de joie comme on pourrait le penser. 

« Au début, j’étais un peu réticent dans ce projet-là. Je n’ai jamais voulu mettre ma vie privée sur la place publique. J’étais dans une business où il faut faire mal à l’autre et ça peut devenir personnel à certains moments. 

« Lorsque tu exposes ta famille, les adversaires peuvent s’en servir contre toi s’ils voient que leurs attaques ne t’affectent pas. »

Toutefois, à l’approche de ses 40 ans, il s’est mis à réfléchir sur l’héritage qu’il souhaitait léguer à sa communauté. 

« Tu te poses la question pour savoir quelle marque tu veux laisser et ce que tu peux faire de bien pour inspirer les gens. Avoir sa statue, ça me fait penser à Rocky. 

« C’est un rêve qui devient réalité. J’espère que ça va être un symbole qui va pouvoir inspirer les générations à venir même lorsque je ne serai plus là. »

Pas une victime

La cérémonie s’est tenue devant plusieurs membres de la famille de « GSP », dont ses parents Pauline et Roland. Ceux-ci étaient, encore une fois, très fiers de leur fils. 

Ils se souviennent encore très bien des moments heureux et moins heureux durant son enfance. On se souvient qu’il a été victime d’intimidation à son école primaire. 

« Je ne me suis jamais considéré comme une victime, a mentionné St-Pierre en indiquant l’endroit où était située son école primaire de l’époque. Je ne me suis jamais plaint par rapport à ma situation. 

« En voyageant à travers le monde, je me considère chanceux d’avoir pu grandir au Québec et au Canada dans un système où il y a toujours de l’espoir. Si je m’étais apitoyé sur mon sort, je ne serais jamais arrivé où je suis. Tout est possible. »