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Des revenus en chute et des pertes plus lourdes pour Transat A.T.

Des revenus en chute et des pertes plus lourdes pour Transat A.T.
Photo d'archives, Agence QMI

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Après avoir suspendu ses opérations aériennes pour la deuxième fois à la fin janvier, en raison de la pandémie, le voyagiste Transat A.T. a vu ses revenus chuter de 563,7 millions $ (98,7 %) au cours du deuxième trimestre, pour atteindre 7,6 millions $.

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Au cours du trimestre terminé le 30 avril dernier, la perte nette ajustée s'est chiffrée à 103,3 millions $, ou 2,74 $ par action, soit près de trois fois la perte de 38,8 millions $, ou 1,03 $ par action, dans le rouge en 2020.

Malgré un programme de réduction des coûts, la COVID-19 a fait mal à l’entreprise basée à Montréal, qu’Air Canada a finalement refusé d’acquérir au cours des derniers mois. Ainsi, pendant le premier semestre, Transat A.T. a réalisé des revenus de 49,5 millions $, en fort recul de 1,2 milliard $ (96,1 %) par rapport à la même période l’an dernier.

La perte d’exploitation ajustée du premier semestre est de 104,6 millions $, ou 5,63 $ par action, comparativement à un gain de 48,5 millions $ en 2020, ou -1,57 $ par action.

Au 30 avril, l’exploitant d’Air Transat avait dans ses coffres 346,1 millions $, soit beaucoup moins que les 733,7 millions $ de 2020. «Cette diminution s'explique principalement par une diminution importante de l'activité, partiellement compensée par le montant de 170,0 millions $ tiré sur les facilités de crédit», a indiqué Transat A.T. au moment de dévoiler ses résultats, jeudi.

Rappelons que Transat A.T. a conclu un accord avec Ottawa lui permettant d’emprunter des liquidités supplémentaires maximales de 700 millions $ via le Crédit d’urgence pour les grands employeurs (CUGE). De cette somme, 310 millions $ pourront servir à rembourser certains clients qui n’ont pu partir en voyage en raison de la pandémie.

«Les dépôts reçus des clients pour des voyages à venir s'établissaient à 560,4 millions $, par rapport à 605,1 millions $ au 30 avril 2020, soit une diminution de 44,7 millions $», a-t-on fait état.

Un peu d’espoir

Transat A.T a une nouvelle présidente et cheffe de la direction, Annick Guérard, qui prend ces jours-ci la relève de Jean-Marc Eustache au moment où on peut commencer à entrevoir une sortie de crise sanitaire. Transat A.T prépare d'ailleurs une reprise graduelle de ses opérations à compter du 30 juillet prochain.

«Après un trimestre sans revenus, les progrès de la vaccination nous permettent de prévoir une reprise progressive à compter du 30 juillet. Nous espérons qu'un plan de reprise sécuritaire des voyages pourra être déployé au plus vite et amènera prochainement une levée des restrictions. Tout nous indique que nos clients ont hâte de voyager et d'y consacrer une partie de leur épargne des derniers mois. Nous sommes enthousiastes à l'idée de les accueillir bientôt à nouveau», a dit Annick Guérard.

«Le financement que nous avons obtenu nous permettra ensuite de déployer notre plan sur les années à venir. Notre marque forte, l'engagement de nos employés et la transformation que nous avons entamée et qui se poursuivra au cours des prochaines années nous permettront de retrouver notre place d'entreprise de voyage loisir chère au cœur de nos clients, et plus rentable qu'avant la pandémie», a-t-elle poursuivi.

Recentrer ses activités

Transat A.T. a par ailleurs fait état de ses intentions de recentrer ses activités aériennes dans l'est du pays et à Montréal, en plus de conclure des alliances avec d’autres transporteurs. L’entreprise va aussi continuer de réduire ses coûts et d’abandonner l’activité hôtelière.