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Interdire le commerce de fourrure pour la mode: une fausse bonne idée?

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Mercredi, Israël devenait le premier pays à interdire le commerce de toute fourrure animale pour la mode. Une décision totalement irresponsable pour Mariouche Gagné, copropriétaire des marques Canadian Hat et Harricana.

«La matière qui se recycle le mieux dans l’industrie de la mode est la fourrure. C’est une matière qui dure 200 ans et qui est renouvelable. On s’entend, qu’en 200 ans, nos amis les ratons laveurs ont le temps de se reproduire! Je préfère qu’on utilise de la fourrure recyclée, mais, si l’on veut protéger la planète, on doit bannir tout ce qui est matière plastique et synthétique, parce que c'est vraiment pire», affirme-t-elle en entrevue à QUB radio.

Selon elle, bannir la fourrure animale pour la mode ne fait que favoriser la consommation de fast fashion, une industrie beaucoup plus dommageable pour l’environnement.

«On pointe du doigt la mauvaise affaire. Par exemple, la fausse fourrure est faite avec du pétrole. C'est loin d’être mieux. On est chanceux, au Québec, de pouvoir se procurer de bons manteaux de fourrure. La personne qui habite au Québec et qui va vivre des -30 degrés l'hiver et qui a un manteau qui va durer trois générations, est-ce qu’on va l’empêcher de consommer ça?» clame-t-elle. 

  • ÉCOUTEZ l’entrevue avec Mariouche Gagné, copropriétaire des marques Canadian Hat et Harricana, avec Richard Martineau, sur QUB radio:  

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