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Alexander Romanov: «Je ne jouais pas bien»

Le défenseur comprend Ducharme de l’avoir laissé de côté

Entraînement Canadiens
Photo Pierre-Paul Poulin Le jeune défenseur Alexander Romanov a trimé dur avec ses coéquipiers à Brossard, jeudi.

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Alexander Romanov avait disputé 54 des 56 matchs de la saison régulière. Par conséquent, de l’avis de plusieurs, qu’il ait été laissé de côté pour les 10 premiers matchs des séries était un non-sens, voire un scandale.  

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« C’était vraiment difficile de regarder les gars sauter sur la glace. Surtout en voyant les spectateurs dans les gradins. J’avais les larmes aux yeux », a déclaré Romanov, rendu disponible pour la première fois depuis le début des séries éliminatoires.

Le défenseur de 21 ans a reconnu que son jeu n’était pas à point dans la dernière étape de la saison.

« Lors des sept derniers matchs, je ne jouais pas bien. Par exemple, contre Toronto [les 6 et 8 mai, pendant la saison régulière], j’ai perdu tellement de rondelles. Je ne suis pas certain à 100 % que c’est ça, mais j’avais peut-être perdu un peu confiance », a indiqué le Russe.

L’état-major du Canadien n’est jamais entré dans les détails pour expliquer pourquoi Romanov avait été laissé de côté. À plusieurs occasions, Dominique Ducharme a rappelé qu’une saison avait quatre niveaux de difficulté, laissant sous-entendre que la recrue avait peiné à s’adapter aux deux derniers.

Beaucoup d’adaptation

Oui, Romanov a démontré de belles qualités au cours de cette première campagne. Il a une bonne vision du jeu, un coup de patin fluide et un côté robuste qui lui a permis de distribuer 138 mises en échec au cours de la saison. Une de moins que Josh Anderson, le meneur chez le Canadien.

En contrepartie, il n’a récolté qu’une mention d’assistance à ses 36 derniers matchs, malgré du temps de jeu en supériorité numérique, a commis bon nombre de revirements comme il l’a lui-même spécifié et s’est éternisé sur la patinoire lors de plusieurs présences. 

« C’est beaucoup d’ajustements pour un jeune comme lui. Il a passé à travers tellement de choses : la vie nord-américaine, la pandémie. En plus, il a joué toute sa vie sur une grande patinoire. La position de défenseur est possiblement celle où il y a le plus d’ajustements à apporter lorsque tu arrives sur une petite patinoire », a expliqué Ducharme.

Un veau du printemps

Jon Merrill et Erik Gustafsson sont passés devant lui avant qu’il n’ait la chance de vivre son baptême des séries. Et il aura fallu des blessures à ce même Merrill, puis à Jeff Petry, pour qu’il réintègre la formation.

C’est le sourire fendu jusqu’aux oreilles qu’on l’a vu mettre les patins sur la glace du Centre Bell pour la période d’échauffement. Et pendant que Marc Hervieux enveloppait l’amphithéâtre de sa voix de ténor, on le voyait piétiner sur le banc comme un veau au printemps attendant l’ouverture de la porte de son enclos.

« C’était des sentiments incroyables », a-t-il souligné. « La différence avec la saison, c’est qu’il y avait des partisans dans les gradins. Je pense que le jeu était plus rapide, mais c’est probablement parce que je n’avais pas joué depuis un mois. »

Gagner la coupe

L’enthousiasme est une grande qualité, mais mal géré ou mal dosé, il peut s’avérer néfaste. Aux yeux de son entraîneur, c’est un peu le problème qu’a rencontré Romanov en fin de saison. 

« Il a beaucoup d’énergie et on ne veut pas qu’il la perde, mais il est très actif. Parfois, il faut prendre le temps de l’amener à se concentrer sur des choses précises », a expliqué Ducharme. « Je suis content de la façon dont il a réagi lors du dernier match. »

En raison des cas incertains de Merrill et de Petry, Romanov devrait amorcer la prochaine ronde dans la formation. Il semble avoir compris ce que ses entraîneurs attendent de lui.

« Je dois jouer de façon rapide, mais garder les choses simples. Tout ce que je veux, c’est d’aider l’équipe à gagner la coupe. »

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