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Le manque de main-d’œuvre de plus en plus criant à Jonquière

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Deux entrepreneuses de l’arrondissement de Jonquière au Saguenay–Lac-Saint-Jean ont un besoin criant de personnel expérimenté, à quelques semaines de la réouverture de leur entreprise.

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Les propriétaires du Marché Sagamie et de la boucherie St-Hilaire viennent d'investir 7 millions $ pour agrandir et moderniser leur commerce qui a ouvert ses portes en 1983. Des postes de boucher, de cuisinier, de boulanger et même de fruitier sont cependant à combler.

Elles veulent pouvoir répondre à la demande grandissante des clients du secteur, et surtout, permettre à leurs employés de prendre des vacances cet été, ont expliqué à TVA Nouvelles les deux propriétaires.
L’entreprise a doublé sa superficie et s’est équipée à neufs.

«Le manque de personnel c'est partout. On a hésité avant de se lancer dans le projet d'expansion, mais on s'est dit que les gens vont toujours avoir besoin de manger», a d’abord dit Cynthia Frigon, copropriétaire de l’entreprise. Elle a précisé ensuite qu'elle souhaitait poursuivre le rêve que caressait son père, aujourd'hui décédé.

La Boucherie St-Hilaire comptait 45 employés lorsqu'elle et son associée ont pris la relève de l'entreprise en 2017.

Aujourd'hui, ils sont 66, mais elles en auraient besoin d'une dizaine d'autres pour répondre à la demande et c’est surtout la main-d’œuvre qualifiée «qui connait déjà les métiers», qui est recherchée, a fait savoir Mme Frigon.

Manque de candidats

Au Centre de formation professionnelle de Jonquière, le nombre d'inscriptions dans tous les programmes est en diminution depuis une dizaine d'années. «C'est étroitement lié à la rareté de main-d'oeuvre. Les personnes souvent sont embauchées avant même d'être formées»,a mentionné Martial Verreault, directeur de l'établissement.

Les propriétaires du Marché Sagamie St-Hilaire y ont déjà fait appel.

La dernière cohorte du programme de cuisine, lancée en février dernier, n'était pas complète quand le centre de formation l’a lancée. «On savait qu'avec la reprise, les gens auraient besoin de cuisiniers», a soulevé M. Verreault.

«Vaut mieux en former 12 que zéro», a dit ensuite l’homme.

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