/sports/others
Navigation

Les ninjas débarquent

Le Maestrem Ninja Gym de Brossard repousse les limites de l’art extrême du Ninja Warrior

Samuel Hébert
Photo Chantal Poirier

Coup d'oeil sur cet article

Ayant officiellement ouvert ses portes au Mail Champlain jeudi, le Maestrem Ninja Gym repousse les limites de l’entraînement dans des parcours à obstacles. Si les exploits ahurissants des participants à l’émission American Ninja Warrior suscitent l’intérêt, le repaire de Brossard est l’endroit parfait pour suivre leurs traces. 

Le mouvement qui fait fureur en Asie depuis les années 1990 et qui s’est ensuite répandu à travers la planète a connu un véritable essor en Amérique du Nord depuis la mise en ondes de la fameuse émission American Ninja Warrior. Celle-ci vient tout juste de débuter sa 13e saison à l’antenne de NBC. 

Samuel Hébert
Photo Chantal Poirier

Mais la folie a tardé à atteindre le Québec. Cette discipline est encore émergente chez nous. Une poignée d’endroits offrent aux adeptes de se défoncer avec plaisir dans un univers d’obstacles. 

L’arrivée du Maestrem Ninja Gym change toutefois la donne puisqu’avec sa superficie de 5000 pieds carrés permettant d’ériger et de modifier ses trois structures longues de 80 pieds chacune, il devient le plus important centre Ninja Warrior du pays.

L’ouverture de ce projet devrait permettre un développement plus rapide de ce sport, croient les instigateurs Isabelle Landry-Larue, Marc-André Roy et Daniel Mongrain. 

Samuel Hébert
Photo Chantal Poirier

Discipline globale

La grande question pour le commun des mortels ayant plusieurs fois zappé l’émission à la télévision : qu’est-ce que l’entraînement ninja ? 

C’est une méthode d’entraînement qui amène le corps à travailler en globalité. Elle offre la polyvalence dans une activité multidisciplinaire, car elle fusionne plusieurs types d’entraînement. Fini les exercices ciblés et répétitifs traditionnels qu’on exécute dans les gymnases typiques décorés de stations, d’haltères, de vélos stationnaires et de tapis roulants. 

L’art du ninja ultime requiert et développe l’endurance, la puissance, la vitesse, l’agilité, la flexibilité, l’explosivité, l’équilibre et la réflexion pour bien savoir analyser et négocier les étapes du parcours. Il demande au corps des déplacements dans les trois axes : vertical, latéral et avant-arrière. Ce qui est particulièrement envoûtant, disent les adeptes.

« L’entraînement ninja est plus fonctionnel pour le développement de l’athlète et de l’humain », explique l’entraîneur-chef du Maestrem Ninja Gym, Samuel Hébert. Celui-ci en est un véritable passionné depuis deux ans. 

Samuel Hébert
Photo Chantal Poirier

Plus relevé 

Pour ce kinésiologue membre de l’équipe canadienne de Spartan Race qui s’est démarquée à l’échelle internationale, c’est la suite logique d’une discipline qui l’a fait médaillé d’or au Championnat du monde de courses à obstacles par équipe en 2018. 

« Les parcours à obstacles ressemblent à l’entraînement ninja, mais celui-ci est beaucoup plus relevé. J’en suis devenu un passionné, car c’est plus ludique. J’ai observé l’amélioration de mon agilité, de ma force et de ma condition physique. C’est de la course et des déplacements en utilisant la force et la puissance de son corps. » 

Les différents parcours, adaptés selon les habiletés et des thèmes précis, amènent les adeptes à courir, sauter, s’agripper, se déplacer par voie aérienne avec des anneaux, des barres et des échelles. Ils ont néanmoins cet obstacle final commun : le fameux mur incurvé. Sa hauteur diffère selon le niveau, variant de 10 à 14 pieds de haut. Quand on est à bout de souffle et lessivé en fin de parcours, le sommet du mur paraît soudainement hors de portée.

Samuel Hébert
Photo Chantal Poirier

Progression intéressante

Que faut-il pour devenir un véritable Ninja Warrior ? 

La méthode développe une douzaine d’aptitudes incluant l’analyse, la capacité de préhension, le mouvement dans les airs pour saisir un objet et le contrôle des axes du corps.

L’entraîneur-chef du Maestrem souligne les possibilités de progression constante. Attention, il ne faut pas croire qu’après trois mois d’entraînement, il est vraisemblable de compétitionner avec les meilleurs de la discipline à la télévision ou grimper sur le podium du championnat mondial de l’Association athlétique des ninjas ultimes (UNAA). « Il faut observer les acquis et l’évolution. Le danger, c’est d’en faire trop rapidement. Il faut éviter les surcharges, prévient Samuel Hébert. Le dosage est très important. »

La discipline est accessible à tous. C’est d’ailleurs la mission du repaire qui souhaite bâtir une communauté athlétique et former de véritables ninjas dès maintenant.