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Tourisme: la pression monte pour rouvrir les frontières avec nos voisins

L’industrie touristique veut à tout le moins savoir à quoi s’en tenir pour cet été

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Photo Agence QMI, Joël Lemay Dimitri Antonopoulos est un des dirigeants du Groupe Antonopoulos, qui possède six hôtels et une douzaine de restaurants au Québec. Il plaide pour la réouverture de la frontière avec les États-Unis dès le 22 juin.

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C’est le temps de rouvrir la frontière entre le Canada et les États-Unis, plaident de nombreux gens d’affaires, comme le Groupe Antonopoulos du Vieux-Montréal.

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« Ça doit être la prochaine étape. Beaucoup de nos clients américains ont déjà reçu deux doses de vaccin depuis longtemps. Ça pourrait se faire de façon sécuritaire », s’impatiente Dimitri Antonopoulos, vice-président au marketing des 12 restaurants du groupe, qui a six hôtels de luxe et deux spas dans le Vieux-Montréal.

Pour lui, la réouverture de la frontière avec les États-Unis et l’Ontario est « primordiale ». « S’ils nous disent que ça va rouvrir juste en fin de saison, on va avoir un autre été très difficile », soupire-t-il. 

  • Écoutez la chronique économique d’Yves Daoust, directeur de la section Argent du Journal de Montréal, sur QUB radio:  

Il demande donc une réouverture dès le 22 juin.

Plus de 83 % des Québécois vont passer leurs vacances au Québec cette année, selon un sondage de CAA-Québec. Or, dans les grandes villes, 70 % des touristes viennent de l’extérieur du Québec, rappelle Martin Soucy, PDG de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec (AITQ).

  • Écoutez l'entrevue de Martin Soucy avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

« Si on avait l’Ontario, ça aiderait beaucoup d’entreprises. Et c’est sûr que les États-Unis, c’est un gros morceau important aussi », dit-il.

L’Alliance demande à Ottawa d’établir un plan pour la réouverture de la frontière, à l’instar de ce qu’a demandé mardi l’Association de l’industrie touristique du Canada (AITC). 

« Pouvez-vous nous donner une séquence de comment ça va se passer pour que les entreprises se préparent ? » demande Martin Soucy. 

À Mont-Tremblant, on a hâte de voir débarquer les riches touristes américains. 

« On est impatients. On a plus de 95 % de nos vols privés de l’étranger qui n’atterrissent plus ici, alors on hâte de les voir », souffle la directrice de l’aéroport de Mont-Tremblant, Isabel Proulx.   

  • Écoutez l'entrevue de Pierre Nantel avec Sarah Alexander, gérante du Beau Rivage Motel à Old Orchard, sur QUB radio:    

Le Maine veut nous revoir 

À l’hôtel Beachmere Inn, à Ogunquit, dans le Maine, on salive à l’idée de revoir les vacanciers québécois, qui représentent un bon 15 % du chiffre d’affaires.

Sarah Diment, copropriétaire de l’hôtel Beachmere Inn, à Ogunquit, dans le Maine, a très hâte d’accueillir à nouveau des Québécois.
Photo courtoisie
Sarah Diment, copropriétaire de l’hôtel Beachmere Inn, à Ogunquit, dans le Maine, a très hâte d’accueillir à nouveau des Québécois.

« Beaucoup de nos clients n’ont pas pu venir l’an dernier et ont dû déplacer leur séjour cette année, alors ils ont hâte de revenir. On les considère comme de la famille », partage Sarah Diment, copropriétaire de l’hôtel de troisième génération de 68 chambres fondé en 1937. 

Sur la côte Est américaine, l’histoire d’amour entre les Québécois et les plages du Maine ne date pas d’hier. Certains la fréquentent depuis plusieurs générations. 

« Il y a beaucoup de gens du Maine qui ont de la parenté au Canada », ajoute Sarah Diment.

Pour ce qui est des mesures sanitaires, la femme d’affaires assure être prête, en respect avec les consignes du pays. 

« S’ils ont deux doses, ils n’ont pas besoin de porter le masque, sauf si l’entreprise le demande. S’ils en ont une seule, ils doivent le porter à l’intérieur », résume-t-elle.


Au total, les touristes de l’extérieur de la province ont dépensé 5,9 milliards de dollars en 2019 au Québec.