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Winnipeg: Trudeau doit fournir une réponse claire

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Il s’est passé des choses à Winnipeg qui méritent des explications, et je ne parle pas ici de la mauvaise performance des Jets contre le Canadien.

Je parle des liens entre des chercheurs au Laboratoire national de microbiologie (LNM) de Winnipeg et le régime communiste chinois.

Des actions discutables

En mars 2019, la Dre Xiangguo Qiu a envoyé en Chine deux flacons contenant une quinzaine de souches de virus, dont l’Ebola (aucun lien avec la COVID-19). Le lendemain de la réception du colis, les destinataires, à Pékin, ont remercié par courriel le gouvernement du Canada pour les souches et ils ont terminé en disant : « Dans l’attente de notre coopération future. »

En juillet 2019, la Dre Xiangguo Qiu, son mari, Keding Cheng, et des étudiants ont été escortés à l’extérieur du LNM. Les deux chercheurs ont été ensuite tablettés pour être finalement congédiés par l’Agence de la santé publique du Canada en janvier 2021.

Les raisons entourant leur congédiement ne sont pas encore connues et l’on ne sait pas non plus pourquoi ils ont envoyé des souches de virus en Chine.

La diversion

Mercredi dernier, devant un barrage de questions des conservateurs sur ce qui s’est déroulé au LNM, le premier ministre Justin Trudeau a décidé de jouer la vieille carte de la diversion.

À une question du député conservateur Pierre Paul-Hus, M. Trudeau a dit : « [...] nous voyons une montée dérangeante du racisme antiasiatique. J’espère que mes collègues du Parti conservateur ne sont pas en train de susciter de l’inquiétude pour les Canadiens d’origine asiatique. »

Ainsi, pour M. Trudeau, ceux qui condamnent le gouvernement chinois pourraient commettre un acte de racisme antiasiatique. Normalement, c’est ce que les dirigeants chinois disent à ceux qui les critiquent.

L’enjeu est trop sérieux pour des attaques futiles ; M. Trudeau doit nous fournir des réponses claires.