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«Là, on sent que c’est la bonne»: les bars accueillent leurs premiers clients en neuf mois

Alain Slythe, propriétaire du bar Le Bal du Lézard, dans Limoilou, est enthousiaste à l’idée de retrouver sa clientèle habituelle, même s’il s’attend à devoir jouer à la police.
Photo Didier Debusschère Alain Slythe, propriétaire du bar Le Bal du Lézard, dans Limoilou, est enthousiaste à l’idée de retrouver sa clientèle habituelle, même s’il s’attend à devoir jouer à la police.

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Même si c’était seulement permis sur les terrasses, la possibilité pour les bars de Québec d’accueillir leurs premiers clients en neuf mois a été reçue comme un baume au cœur, vendredi.

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Au Bar Zotti, dans le secteur de Loretteville, une douzaine de clients réguliers encourageaient déjà leur bar de quartier en sirotant une bière, vers 13 h.

Alain Slythe, propriétaire du bar Le Bal du Lézard, dans Limoilou, est enthousiaste à l’idée de retrouver sa clientèle habituelle, même s’il s’attend à devoir jouer à la police.
Photo Didier Debusschère

Il faut dire que dame Nature s’était mise belle pour l’occasion, alors que le soleil brillait entre quelques nuages et que le mercure affichait un confortable 23 °C. 

« Ça fait longtemps qu’on l’attendait, là on sent que c’est la bonne ! », lance avec enthousiasme Lise Gagnon, propriétaire de l’établissement. 

Lise Gagnon, propriétaire du Bar Zotti, dans Loretteville, a confiance que son établissement n’aura plus jamais à fermer.
Photo Didier Debusschère
Lise Gagnon, propriétaire du Bar Zotti, dans Loretteville, a confiance que son établissement n’aura plus jamais à fermer.

Il faut dire qu’il s’agit de l’une des industries les plus touchées par la pandémie, étant fermée depuis la fin septembre 2020 dans plusieurs régions – dont la Capitale-Nationale –, après avoir pu rouvrir pendant seulement 3 mois.  

« Mon bar, c’est toute ma vie », laisse entendre Jean-François Fortin, propriétaire de La Rochelène, à Beauport. « Tout le monde qui vient ici se connaît, on est une famille. C’est plaisant de les revoir enfin. » 

Alain Slythe, propriétaire du bar Le Bal du Lézard, dans Limoilou, est enthousiaste à l’idée de retrouver sa clientèle habituelle, même s’il s’attend à devoir jouer à la police.
Photo Didier Debusschère

Plus sécuritaire

La diminution importante des cas et la couverture vaccinale impressionnante du Québec en rassurent d’ailleurs plus d’un.  

« L’an passé, c’était vraiment plate et inquiétant de travailler, avec la pandémie qui courait. On savait qu’on allait devoir refermer un jour et certains avaient peur d’attraper le virus. Là, on sent que c’est plus sécuritaire », souligne Alain Slythe, propriétaire du Bal du Lézard, dans Limoilou. 

Alain Slythe, propriétaire du bar Le Bal du Lézard, dans Limoilou, est enthousiaste à l’idée de retrouver sa clientèle habituelle, même s’il s’attend à devoir jouer à la police.
Photo Didier Debusschère

Des bémols

Mais l’engouement palpable dans les bars de la Vieille Capitale est tout de même marqué de quelques bémols.

Plusieurs craignent de devoir à nouveau jouer à la police, notamment lorsqu’il sera possible d’accéder à l’intérieur, dès lundi. 

Alain Slythe, propriétaire du bar Le Bal du Lézard, dans Limoilou, est enthousiaste à l’idée de retrouver sa clientèle habituelle, même s’il s’attend à devoir jouer à la police.
Photo Didier Debusschère

« À la dernière réouverture, il fallait constamment rappeler à des clients qu’on ne pouvait pas se promener entre les tables, ce n’est pas évident », précise M. Slythe.

Précisons que plusieurs bars ont pris la décision de ne pas ouvrir vendredi et attendront le passage en zone jaune lundi puisque les terrasses, « ce n’est pas assez rentable ».

Michel D’Amours et Martin Genest ont profité d’un après-midi ensoleillé, vendredi, pour déguster leur première bière sur la terrasse du bar La Rochelène, à Beauport.
Photo Didier Debusschère
Michel D’Amours et Martin Genest ont profité d’un après-midi ensoleillé, vendredi, pour déguster leur première bière sur la terrasse du bar La Rochelène, à Beauport.

Les matchs du CH inquiètent

Entre-temps, la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec a fait parvenir une lettre au gouvernement pour lui demander de permettre l’ouverture des établissements jusqu’à 2 heures du matin, lundi et mercredi prochains, du moins à Montréal.

Alain Slythe, propriétaire du bar Le Bal du Lézard, dans Limoilou, est enthousiaste à l’idée de retrouver sa clientèle habituelle, même s’il s’attend à devoir jouer à la police.
Photo Didier Debusschère

« Il y a une grande inquiétude entourant les matchs des Canadiens, on n’a pas vu ça depuis des années », explique le PDG de l’organisation, Renaud Poulin.

« Les commerçants ont peur de la casse qui pourrait survenir si tout le monde se retrouve dans la rue au même moment, à 11 h », dit-il. 

Ça fait vraiment du bien  

« On retrouve vraiment un sentiment de liberté ! »

– Martin Genest, client

« On n’y croyait presque plus [...], j’ai même pensé à la retraite. Disons que c’est une première étape dans la bonne direction. » 

– Jean-François Fortin, propriétaire de La Rochelène

« On est très content, heureux et optimiste, mais on s’attend à jouer à la police, ça fait partie de la game »

– Lise Gagnon, propriétaire du Bar Zotti

« La fermeture de l’industrie a été plus difficile qu’on le pensait. C’est un soulagement pour tout le monde et on a bon espoir que le pire est derrière nous. »

– Renaud Poulin, PDG de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec

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