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Déjà la fin du Coderre nouveau?

Déjà la fin du Coderre nouveau?
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Lorsque Denis Coderre s’est présenté devant les médias pour annoncer qui allait tenter de reprendre son poste à la tête de Montréal, il s’est montré sous un nouveau jour.

Nouveau look, sourire contagieux, un nouvel homme, quoi! 

Cette nouvelle version semble avoir plu aux Montréalais. Un sondage Léger en mai dernier donnait une avance de 12 points à l’ancien ministre fédéral.

Comme lors de la saison des vins nouveaux, M. Coderre est redevenu rapidement l’étoile du moment.

Le cellulaire et les parcs

Cependant, au cours des deux dernières semaines, deux événements distincts nous ont démontré que l’ancien Denis Coderre n’était pas caché très loin.

Tout d’abord, la gestion de la crise autour de la photo prise de M. Coderre avec un cellulaire dans les mains fut très laborieuse.

Est-ce que l’aspirant maire avait commis un crime de lèse-majesté? Non. 

Mais il aurait dû donner son explication concernant le socle qui tenait son cellulaire bien avant.

M. Coderre a paru sur la défensive comme s’il avait eu quelque chose à cacher.

Quelques jours après l’histoire du socle, M. Coderre a fait une déclaration choc à propos de l’alcool dans les parcs: «Oui, on devrait arrêter de prendre de la boisson après 20 h.»

Dans le même point de presse, le chef d’Ensemble Montréal a aussi parlé de lui à la troisième personne pour mettre l'accent sur sa nouvelle idée.

C’est toujours une mauvaise idée d’utiliser la troisième personne du singulier pour parler de soi en politique. 

Heureusement pour lui, le caucus de M. Coderre lui a montré le chemin de la raison et il a marché sur la peinture en revenant sur sa promesse.

La suite

Depuis quelques jours, nous avons moins vu M. Coderre dans les médias. Sans doute un recul fort utile pour lui présentement, question de recentrer sa campagne.

Comme le naturel revient vite au galop, c’est important pour lui de conserver cette nouvelle image qui semble plaire aux électeurs.

Pour gagner, M. Coderre ne peut pas seulement être la saveur du printemps, il devra s’assurer de vieillir comme un bon vin.