/sports/opinion/columnists
Navigation

Là où la COVID n’existe plus

HKN-SPO-COLORADO-AVALANCHE-V-VEGAS-GOLDEN-KNIGHTS---GAME-SIX
Photo AFP La COVID-19 est chose du passé à Las Vegas, où masques et distanciation n’existent plus.

Coup d'oeil sur cet article

La COVID-19 est chose du passé à Las Vegas. Une salle comble de 17 500 spectateurs y a vu les Golden Knights éliminer l’Avalanche du Colorado, jeudi soir. Le chiffre de l’assistance sera le même pour le premier match de la demi-finale contre le Canadien, lundi soir.

Le port du masque est encouragé, peut-on lire sur le site web des Golden Knights. Mais, à en juger par ce qu’on voyait à la télévision l’autre soir, les gens n’en avaient rien à foutre.

Inutile de parler de la distanciation.

La vie a repris ses droits dans la ville du péché.

De 750 à 1000 spectateurs de plus ? 

Pendant ce temps chez nous, le retour à la vie normale se fait plus lentement. Les citoyens aimeraient bien que la progression se fasse plus vite.

La Santé publique doit savoir ce qu’elle fait. C’est elle qui a autorité en la matière. Elle dicte probablement la bonne marche à suivre. 

Aussi, il ne faut pas s’attendre à ce que les assistances augmentent de façon considérable au Centre Bell pour la série contre les Golden Knights.

Selon mes informations, de 750 à 1000 personnes tout au plus pourraient s’ajouter aux 2500 spectateurs qui ont pu assister aux troisième et quatrième matchs de la série contre les Jets de Winnipeg.

Mauvais moment pour gagner

Avec la fièvre qui monte chez les partisans, il pourrait y avoir autant, sinon plus de monde à l’extérieur de l’édifice.

C’est plate, mais c’est comme ça.

Au moment où les amateurs de hockey peuvent enfin se réjouir, ils ne peuvent pas en profiter pleinement. Ils aimeraient bien être en mesure de célébrer comme les gens de Vegas.

Les joueurs du Canadien vont revivre, quant à eux, quelque chose qu’ils n’ont pas vu depuis longtemps à leur prochain match. Ce sera la première fois qu’ils évolueront dans un amphithéâtre comble cette année.

Dominique Ducharme ne pense pas que son équipe sera nécessairement désavantagée. Il aborde la question comme un défi de plus pour ses hommes. Il estime que ça pourrait avoir un effet stimulant pour eux.

Un vieil adage dit que les meilleures équipes gagnent partout. Sans faire partie de ce groupe, le Tricolore a mieux fait sur les patinoires étrangères qu’au Centre Bell au cours des dernières années.

De gros chevaliers 

Ça pourrait l’aider dans sa prochaine série contre les Golden Knights. Une victoire dans les deux premiers matchs servirait bien sa cause.

Ses prochains adversaires forment de loin la meilleure formation qu’il aura à affronter dans les séries.

Ce que les Golden Knights font depuis leur arrivée dans la Ligue nationale tient tout simplement du prodige. Ils en sont à leur troisième demi-finale en quatre ans d’existence.

Leur formation est extrêmement bien équilibrée et la plupart de leurs joueurs sont dotés de physiques imposants.

L’attaquant québécois Jonathan Marchessault, qui fait 5 pi 9 po et 180 lb, et Dylan Sikura (qui n’a joué que deux parties éliminatoires), à 5 pi 11 po et 170 lb, sont les seuls membres de l’équipe sous la barre des 6 pieds.

Nicolas Roy et Alex Tuch font 6 pi 4 po et Mark Stone n’est pas loin à 6 pi 3 po. Les autres attaquants mesurent entre 6 pi et 6 pi 2 po.

Parmi ceux-là, il y a notre ancien capitaine Max Pacioretty, qui va y mettre ses 6 pi 2 po et 206 lb pour montrer à Marc Bergevin qu’il a eu tort de l’échanger.

Du travail pour les attaquants

Chez les défenseurs, Alec Martinez est le moins grand à 6 pi 1 po (209 lb) et Shea Theodore (6 pi 2 po) est le plus léger à 195 livres.

Les mensurations des cinq autres défenseurs vont comme suit : Nicolas Hague, 6 pi et 6 po, 230 lb ; Alex Pietrangelo, 6 pi 3 po, 210 lb ; Brayden McNabb, 6 pi 4 po, 212 lb ; Nick Holden, 6 pi 4 po, 214 lb ; et Zach Whitecloud, 6 pi 2 po, 209 lb.

Les attaquants du Tricolore devront trimer dur pour se rendre jusqu’à Marc-André Fleury. Ils ne devront pas faire dans la distanciation et devront être dans le masque de Fleury.

Vous aurez deviné que je ne crois pas aux chances du Canadien. Je voudrais bien, mais les Golden Knights sont une équipe trop bien rodée pour perdre contre le Tricolore.

Mais tant mieux si je me trompe ! 

Le fruit n’était pas mûr  

L’Avalanche était mon choix pour remporter la coupe Stanley cette année. Il faut croire que la formation du Colorado n’était pas arrivée à cette étape.

De nos jours, il est aussi difficile de devenir champions que de le demeurer. La compétition est relevée comme elle ne l’a jamais été.

L’Avalanche avait pourtant remporté les deux premiers matchs de sa série contre les Golden Knights.

On s’accorde pour dire, dans le milieu du hockey, que l’équipe de Joe Sakic a été rattrapée par un manque d’expérience.

Peut-être. 

Les défenseurs Cale Makar et Samuel Girard ont 22 et 23 ans.

Par contre, le capitaine, Gabriel Landeskog (28 ans), et des joueurs comme Nathan MacKinnon (25 ans) et Mikko Rantanen (24 ans) sont dans la fleur de l’âge.

Autres exemples

L’Avalanche n’est pas la première équipe sur laquelle on fonde de grandes aspirations à s’effondrer dans les séries.

Pensons au Lightning de Tampa Bay, qui avait été balayé par les Blue Jackets de Columbus après une saison de 128 points, il y a deux ans.

Les Islanders de New York sont passés par là avant de remporter quatre coupes Stanley consécutives au début des années 1980. 

Même chose pour les Oilers d’Edmonton, qui ont pris la relève avec cinq conquêtes au cours des sept années suivantes.

Place au Lightning

Étant donné que j’avais prédit une finale entre l’Avalanche et le Lightning, mon choix se porte maintenant sur l’équipe floridienne pour la coupe.

Remarquez bien qu’elle risque d’en avoir plein les bras contre les Islanders de New York, une équipe qui, à défaut d’avoir un ou deux attaquants de concession, mise sur des travailleurs infatigables et un entraîneur qui connaît le tabac en la personne de Barry Trotz.

Il ne faut pas oublier le directeur général, Lou Lamoriello, ce vieux loup de mer qui est aussi alerte à quatre mois de son 79e anniversaire de naissance qu’il l’était à ses débuts avec les Devils du New Jersey, à l’âge de 45 ans.

Brendan Shanahan a commis une erreur monumentale en le remplaçant par Kyle Dubas à Toronto.