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Le bulletin de fin de session de nos élus

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La session de travaux parlementaires ayant pris fin vendredi, voici les bulletins des élus de l’Assemblée nationale qui se sont démarqués, sur une note maximale de 10.  


Gouvernement | Coalition Avenir Québec  

Christian Dubé — ministre de la Santé : 9,5

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Non seulement la cruciale opération de vaccination a été menée de main de maître, il a aussi posé les gestes nécessaires pour transformer le réseau après les leçons apprises de la première vague. Il a livré la marchandise, et même plus, au moment où on en avait le plus besoin.  

François Legault — premier ministre : 8,5

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Globalement, il a eu raison de se montrer plus prudent que la Santé publique lors des séquences de confinement/déconfinement. Il a su conserver l’adhésion des citoyens et le Québec s’est vraiment mieux tiré d’affaire lors de la troisième vague. Feu jaune : attention à l’arrogance.  

Simon Jolin-Barrette — ministre de la Justice : 8,5  

Photo d'archives, Simon Clark

Il a fait adopter une réforme de l’aide aux victimes d’actes criminels et sa très attendue modernisation de la loi 101 est généralement bien accueillie. L’idée d’inscrire la reconnaissance de la nation et de la spécificité française dans la Constitution était un coup de génie.  

Sonia LeBel — présidente du Conseil du trésor : 8,5  

Photo d'archives

La ministre récolte les louanges des partis d’opposition pour son ouverture et son travail en collégialité. Elle règle une à une les négociations dans le secteur public. Seule ombre au tableau, l’engagement de la réforme du mode de scrutin ne sera pas tenu.  

Ian Lafrenière — ministre responsable des Affaires autochtones : 8 

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

L’ex-policier a hérité de situations explosives. Il a conclu une entente pour éviter une poudrière dans le parc La Vérendrye, et fait adopter un projet de loi pour aider les parents d’enfants autochtones disparus à accéder à plus d’informations. Ses débuts sont prometteurs.  

Marguerite Blais — Ministre des Aînés : 8 

Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

L’explosion du coût des maisons des aînés devient plutôt gênante. Par contre, elle a présenté une première et attendue politique des proches aidants, en plus d’apporter du mordant à la Loi contre la maltraitance des aînés, afin d’éviter un nouveau drame à la Herron. 

Jean Boulet — ministre du Travail : 7,5 

Photo d'archives, Andréanne Lemire

Il a joué un rôle clé de médiateur dans le secteur de la construction et poursuivi son boulot pour les programmes de requalification de la main-d’œuvre. Sa réforme de la santé et sécurité au travail a suscité des critiques. Cette modernisation est nécessaire, mais pourrait encore faire l’objet d’ajustements.  

Eric Girard — ministre des Finances : 7,5 

Photo d'archives, Chantal Poirier

L’argentier a bien fait de reporter de deux ans l’atteinte de l’équilibre budgétaire. Mais la pression demeure forte, avec le déficit structurel de six milliards et les coûts à la hausse pour les maisons des aînés et en santé. A réagi trop mollement au refus du fédéral d’augmenter les transferts en santé.  

Geneviève Guilbault — ministre de la Sécurité publique : 7,5 

Photo d'archives, Didier Debusschère

La lutte contre la violence conjugale a débloqué sous sa gouverne et elle a bien répondu à la mission confiée par François Legault. Son attitude et ses attaques partisanes détonnent parfois, alors qu’elle peut être une communicatrice hors pair, comme elle l’a démontré en début de mandat.  

Jean-François Roberge — ministre de l’Éducation : 6,5 

Photo d'archives

Il a gardé la situation sous contrôle dans les écoles malgré le contexte difficile et il a présenté un plan de réussite éducative salué. Mais il a gâché sa session avec une tentative de manipulation de la Santé publique menée par son équipe dans le dossier de la qualité de l’air dans les écoles. 

Andrée Laforest — ministre des Affaires municipales : 6 

Photo d'archives

Le refus de reconnaître la crise du logement et une entrevue ratée sur la surchauffe immobilière l’ont placée sur la défensive. Elle a quand même présenté quelques mesures d’aide pour le 1er juillet. Bon coup : conclusion d’une entente avec Ottawa pour les logements sociaux.  

Pierre Fitzgibbon — ex-ministre de l’Économie : 5,5 

Photo d'archives, Chantal Poirier

A quitté son poste de ministre parce qu’il refuse de vendre des parts dans des entreprises, après une bravade contre la commissaire à l’éthique, il pourrait mériter une pire note encore. Mais on ne peut ignorer son apport pour la création d’emplois dans différents domaines prometteurs. 

Mathieu Lacombe — ministre de la Famille : 5 

Photo d'archives

Il a paru tomber des nues en admettant l’incapacité de son ministère à créer des places en garderie, blâmant la lourdeur de la machine... après plus de deux ans de mandat. La fuite de données de la Place 0-5 a fait mal aussi. Semble plein de bonne volonté, mais il a une côte à remonter, alors que les besoins sont criants.  

Lionel Carmant — ministre délégué à la Santé : 5 

Photo d'archives

Un ministre qu’on sent plein d’empathie, mais son plan pour diminuer les listes d’attente en santé mentale, en ayant recours aux professionnels du secteur privé, n’a pas eu d’impact pour l’instant. 

Par contre, il a fait adopter la loi sur la procréation assistée.  

Isabelle Charest — ministre responsable du Sport : 5 

Photo d'archives, Chantal Poirier

Session à oublier pour l’ex-athlète. La Santé publique a placé en queue de peloton les besoins des jeunes sportifs lors des étapes de déconfinement. Elle était aussi embourbée devant la lourdeur administrative gouvernementale avant que le PM ne confie le dossier de la lutte à la violence conjugale à Geneviève Guilbault.  

Pierre Dufour — ministre de la Forêt : 4 

Photo d'archives

On ne sait toujours pas quelle est la vision du gouvernement Legault pour la forêt. Et ce qu’on sait, c’est que les hauts fonctionnaires de son ministère ont mis des bâtons dans les roues pour la création d’aires protégées.  

Marie-Ève Proulx — ex-ministre déléguée à l’Économie : 2 

Photo courtoisie

Elle était ministre déléguée dans l’ombre, en sursis, en raison du climat de travail toxique qu’elle avait instauré dans ses bureaux. Le coup de grâce est venu avec de nouveaux départs dans son entourage, pour les mêmes raisons, et la menace de nouvelles révélations d’une ex-victime.  


OPPOSITION  

André Fortin — leader opposition officielle PLQ : 7,5 

Photo d'archives

Sa présence comme leader a changé l’image du PLQ pour le mieux. Un style efficace et gentilhomme, plus près de Sébastien Proulx que de l’orageux Marc Tanguay. Par contre, il a formulé certaines critiques qui ont eu un effet boomerang, en raison du poids des années de pouvoir libéral.  

Dominique Anglade — cheffe opposition officielle PLQ : 7 

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Elle a amorcé un virage pour que le PLQ puisse courtiser à nouveau l’électorat francophone, par exemple, en présentant des propositions pour la langue française plutôt courageuses. Jamais excessive, elle manque par contre de solutions lorsqu’elle critique le gouvernement.   

Pierre Arcand — député de Mont-Royal–Outremont PLQ : 3 

Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

Malgré les consignes sanitaires, il s’est envolé vers le sud pour un voyage gênant pour sa formation politique, qui lui a valu d’être dépouillé de ses dossiers à l’opposition officielle. L’ex-chef intérimaire s’est retrouvé avec le bonnet d’âne et n’a presque pas été revu au parlement.  

Véronique Hivon — députée de Joliette PQ : 8,5

Photo d'archives

L’habituée des bonnes notes a encore été redoutable dans le dossier des services de garde, débusquant des assouplissements dans les critères de qualification qui soulèvent des inquiétudes. Demeure une voix forte et crédible.  

Joël Arseneau — député des Îles-de-la-Madeleine PQ : 8 

Photo courtoisie

L’absence de Harold Lebel a créé un espace au PQ et le député des Îles est celui qui en a profité. Interventions constructives en santé, position convaincante pour demander la levée de l’urgence sanitaire en concertation avec l’opposition, le tout avec un ton posé, propice à de véritables gains.  

Paul St-Pierre Plamondon — chef Parti Québécois : 6 

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

A bien commencé l’année, mais s’est embourbé avec un plaidoyer pour la réouverture des gyms en zone rouge, condamnée par des experts, puis en insinuant que François Legault avait contrevenu aux règles sanitaires. Le départ de Sylvain Roy le laisse avec seulement sept députés.  

Catherine Fournier — députée indépendante de Marie-Victorin : 8

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

La jeune femme a démontré qu’il était possible de jouer un rôle pertinent en siégeant comme indépendante. Première à soulever les difficultés pour les jeunes familles à trouver des maisons à prix raisonnable. Elle a présenté un projet de loi pour permettre le vote à l’âge de 16 ans.  

Gabriel Nadeau-Dubois — leader QS : 9 

Photo d'archives

Il a de nouveau démontré son talent en forçant habilement le Dr Arruda à admettre un « inconfort » avec la gestion du dossier de la qualité de l’air des écoles par l’Éducation. Il a maté un groupe radical devenu gênant pour QS en limitant les dégâts et sera un chef parlementaire plus polyvalent que Manon Massé.  

Vincent Marissal — député de Rosemont QS : 8 

Photo d'archives

L’ex-chroniqueur utilise avec brio sa verve décapante pour mettre en boîte ses adversaires, sans abuser. Sa nouvelle plainte à la Commissaire à l’éthique a eu raison de l’entêtement du ministre Pierre Fitzgibbon. 

Manon Massé — cheffe parlementaire QS : 7,5 

Photo d'archives

La solidaire a connu un très bon moment en faisant glisser François Legault sur la pente savonneuse de l’estimation du coût des logements à Montréal. Mais la publication sur les réseaux sociaux du message : « La pandémie, ce n’est pas une excuse pour laisser mourir les femmes, M. Legault », était une erreur.