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«Il y a un combat à mener contre le harcèlement de rue», dénonce Vincent Marissal

Le député solidaire Vincent Marissal
Photo d'archives Le député solidaire Vincent Marissal

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Vincent Marissal et Benoît Dutrizac croient qu’il est temps d’agir contre le harcèlement de rue en se parlant entre gars.

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«Il y a une gang de gars qui ne sont pas capables de faire la différence entre un compliment, de l’intimidation et du harcèlement. Dans ce temps-là, tu fermes ta gueule», déplore Benoît Dutrizac.

«Si tu n’es pas capable de faire la différence, eh bien, tu passes ton tour. Tu ne vas pas séduire une fille au coin de la rue en la sifflant dans ton char modifié», soutient Vincent Marissal, député de Rosemont pour Québec solidaire.

Il croit que le harcèlement de rue est un horrible fléau qui gâche des vies.  

«J’ai souvent vécu la situation avec ma blonde. Une fois, c’était à Laval et l’on courait. Des gars en voiture passaient et ils ont ralenti pour crier des insanités à ma blonde. Je leur ai dit de dégager. Cet événement m’a longtemps hanté et culpabilisé. Je me demandais: “Qu’est-ce qu’on fait dans ce genre de situation là?”», affirme-t-il en entrevue à QUB radio.

À son avis, le harcèlement de rue a un effet désastreux sur les femmes et il est trop souvent banalisé.

«J’ai eu un cas récemment, sur lequel on travaille avec mes attachés. Une fille de 16 ans qui sort de chez elle la semaine dernière pour aller à l’école. Un voisin baisse ses culottes et il se met à se masturber en face d’elle. La jeune fille était traumatisée. Le soir même, sa mère appelle la police et la police lui répond qu’ils ne peuvent rien faire parce qu’ils ne l’ont pas pris sur le fait», indique Vincent Marissal.         

  • Écoutez l’entrevue avec Vincent Marissal au micro de Benoît Dutrizac sur QUB radio:  

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