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Cloués au sol, des agents de bord contribuent à l'effort de vaccination

Le coronavirus leur a coûté leur emploi, ils mettent maintenant la main à la pâte pour aider à la vaccination

GEN - JOHANNE ALEXANDRE AGENTE DE BORD
Photo Agence QMI, Martin Alarie Johanne Alexandre, agente de bord depuis 33 ans, espère que son implication dans les centres de vaccination lui permette de « retrouver ses ailes » bientôt.

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Des agents de bord mis à pied en raison de la réduction massive des vols dans les derniers mois ont décidé de faire leur part dans la lutte à la pandémie en travaillant dans les cliniques de vaccination. 

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« Chaque personne qui vient se faire vacciner, c’est un pas de plus vers la fin de la pandémie et c’est un avion de plus qui décollera bientôt », lance Andréanne Charlebois, directrice de vol chez Air Transat qui a troqué les avions pour les centres de vaccination le temps de la crise.

Comme elle, ils sont des milliers au Québec à avoir été mis à pied en raison de l’interdiction des voyages non essentiels. 

Selon le syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), 90 % des agents de bord qu’il représente ont perdu leur emploi dans la province. Parmi ceux-ci, des centaines ont mis la main à la pâte pour combattre la pandémie.

« La plupart ont naturellement appliqué dans les cliniques de vaccination parce qu’on est multilingue, qualifié en premiers soins et qu’on sait comment bien gérer des foules ! », précise Dominic Levasseur, vice-président du secteur du transport aérien au Bureau du SCFP-Québec. 

Retrouver ses ailes 

Pour Johanne Alexandre, qui n’a presque pas quitté le ciel en 33 ans de service, la pandémie a eu l’effet d’une bombe. 

En plus du fait qu’elle devait mettre sa carrière de rêve sur pause, une de ses proches a été emportée par le virus. Incapable de se tourner les pouces bien longtemps, elle a utilisé son temps libre pour le bien de la société, consciente que c’est la vaccination qui nous permettrait de nous en sortir.

« Ça m’a touchée directement, il fallait que je fasse quelque chose », affirme l’agente de bord. Quand j’ai reçu mon premier vaccin, j’ai versé une larme. Ça m’a montré qu’on voyait enfin arriver une conclusion à cette crise-là et que j’allais bientôt pouvoir retrouver mes ailes. »

Plan de relance

Maintenant que l’opération vaccination est bien avancée, les travailleurs du transport aérien souhaitent avoir un plan clair et prévisible pour la reprise de ses activités.

« On a besoin d’avoir un calendrier de prévisions dans les six prochains mois, pour savoir comment s’y préparer et planifier la relance de notre industrie, qui est un peu laissée à elle-même », laisse entendre M. Levasseur.

« Le gouvernement nous dit depuis le début que la vaccination, c’est la liberté, et j’ai reçu mes deux doses. Pourtant si je quitte le pays, je dois faire un test en rentrant dans l’avion et en sortant, être confiné trois jours à l’hôtel et faire une quarantaine de deux semaines », déplore Andréanne Charlebois.

« Elle est où, la liberté ? », se questionne-t-elle, espérant que les gouvernements ajustent le tir bientôt. 

Agents de bord mis à pied au Québec   

  • Air Transat : 936 / 936  
  • Air Canada : 1100 / 1400  
  • Sunwing : 241 / 241   

*En date du 1er juin 2021

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