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Le narratif bleu

0614 Kotto
Photo courtoisie Le pavillon Camille-Roy-du-Séminaire-de-Québec, « navire amiral » du réseau des Espaces bleus.

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Bleu comme le drapeau du Québec. Désormais, ce narratif s’inscrira de façon tangible et permanente au cœur d’« Espaces bleus » dans l’ensemble des régions du Québec. 

C’est une brillante idée annoncée jeudi dernier. Un projet culturel structurant et porteur sur le plan identitaire.

À travers ces Espaces, le Québec renforcera les contours et les lignes de son empreinte culturelle et historique pour faire rayonner son patrimoine et contribuer à l’enrichissement de celui du monde.

Une belle vision 

On délaisse l’abstraction et les paroles « orales » pour dire, sans complexe, son authenticité. Un dialogue permanent va donc s’instaurer, sur une base tangible, entre les Québécois, leur culture et leur Histoire sur l’ensemble du territoire.

C’est le fruit d’une bonne intuition et d’une grande ambition qui se matérialise grâce à la volonté du premier ministre François Legault et de la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy. 

Ce projet viendra certainement galvaniser un véritable sentiment de fierté chez les Québécoises et les Québécois. 

De l’importance de la culture et de l’histoire 

Dans les beaux comme les mauvais temps, mais surtout les mauvais, comme ceux que nous traversons actuellement, s’il y a une chose qui nourrit notre résilience collective, c’est la culture. 

Et s’il y a une chose qui nous survivra de génération en génération jusqu’à la fin des temps, c’est encore la culture. Elle est l’alpha et l’oméga ; le dessus et la base de tout.

Par son action, le gouvernement du Québec vient d’apporter une immense pierre précieuse à l’édifice de l’imaginaire collectif québécois. 

In fine, l’histoire retiendra qu’il aura redoré les lettres de noblesse de la notion de « peuple » à travers l’Histoire, la culture et notre ambition nationale... Il y aura cependant des attentes.

Beaucoup d’attentes

Énormément d’attentes... Considérant la ligne du temps et ses bifurcations, ce projet ne saurait souffrir d’un quelconque biais ethnique...

Il dispose d’un immense potentiel « révélateur » et fédérateur. Il ne pourra donc pas raconter l’histoire du Québec, de sa naissance (sa fondation) jusqu’à nos jours, en faisant l’économie de celle de ses « géniteurs », ainsi que de celle de l’ensemble de sa propre « progéniture ».

L’un de ces parents, autochtone en l’occurrence, a jusqu’ici fait pâle figure dans nos livres d’histoire. Les Espaces bleus sont donc une occasion rêvée pour le remettre sous les feux de la rampe.

L’histoire qui va s’inscrire sur les parois et les allées des Espaces bleus sera fort probablement parfois lumineuse, parfois sombre, et vice-versa. Conséquemment, il faudra l’assumer pour mieux se projeter dans le futur.