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Portneuf: il aurait demandé des photos sexuellement explicites à sa jeune partenaire de karaté

L'accusé Éric Brunet
Photo tirée de Facebook L'accusé Éric Brunet

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Profondément amoureuse de son partenaire de karaté, une jeune adolescente a accepté, sur une période de plusieurs semaines, de lui envoyer des photos sexuelles d’elle, et ce, malgré l’immense malaise qu’elle disait ressentir.

Mégan (prénom fictif) avait 15 ans lorsqu’elle a fait la connaissance d’Éric Brunet à Saint-Raymond dans Portneuf puisqu’ils faisaient partie «du même groupe de ceinture» au dojo qu’ils fréquentaient. 

«On a vite développé une complicité et commencé à se texter», a témoigné la jeune fille dans le cadre du procès de Brunet, qui fait face à des accusations de leurre, de production de pornographie juvénile et d’avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite à une personne de moins de 18 ans. 

Messages textes

Selon ce qu’elle a raconté au juge Thomas Jacques, les échanges concernaient des sujets banals, mais, rapidement, la sexualité s’est retrouvée au cœur des conversations. En tout, quelque 1700 messages ont été échangés entre la jeune fille et l’accusé sur quelques mois en 2018. 

«Il faisait des blagues... tout était un peu ambigu avec des sous-entendus et il insistait pour avoir des réponses», a-t-elle mentionné au poursuivant, Me Louis-Philippe Desjardins. 

Comme elle désirait «qu’il s’intéresse à elle», elle a «accepté» de répondre aux demandes particulières du jeune homme de 23 ans. Demandes qu’il faisait via l’application Snapchat. 

«Il voulait des photos en sous-vêtements, complètement nue ou en train de me masturber... Il me disait qu’il voulait me prendre en cuillère en me tenant par la gorge», a ajouté la jeune femme qui, à l’époque, n’avait encore jamais eu de relation sexuelle. 

Demande particulière

Un jour, Brunet lui a envoyé une photo de son pénis, lui a demandé de faire une capture d’écran puis de «faire un trait» sur son membre pour lui montrer jusqu’où elle pouvait le mettre dans sa bouche. 

«Le soir, après avoir envoyé les photos, je pleurais dans mon lit. Je voulais juste qu’il m’aime et lui montrer que je pouvais être mature comme les gens de son âge», a-t-elle ajouté. 

Elle a finalement décidé de s’ouvrir à sa sœur, qui a écrit à l’accusé pour lui dire de mettre fin à ces échanges. 

«Encore aujourd’hui, parce que j’ai associé que se respecter au lit équivaut à perdre la personne qu’on aime, j’ai du mal à mettre mes limites. Quand on me demande de faire quelque chose et que je ne veux pas le faire, je panique», a-t-elle ajouté. 

Le procès de Brunet, défendu par l’avocat montréalais Me Guy Poupart, est prévu pour toute la semaine.