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Une nouvelle étude pour contrer le harcèlement

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Après qu’une première étude a démontré l’impact direct du harcèlement de rue sur la vie des femmes de la métropole, la Ville de Montréal passe à l’action en voulant comprendre l’ampleur du problème.

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Vendredi, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, annonçait qu’une nouvelle étude quantitative pour mieux comprendre le harcèlement de rue allait être financée par la Ville, à hauteur de 50 000 $, ainsi que par le Secrétariat à la condition féminine, qui ajoute 60 000 $.

« Encore aujourd’hui, le harcèlement de rue est une réalité à laquelle trop de filles et de femmes sont confrontées. [...] Le harcèlement n’a tout simplement pas sa place dans la société », a-t-elle déclaré par communiqué.

Pour Mélissa Blais, professeure associée à l’Institut de recherches et d’études féministes, cela permettra de dresser un premier portrait du harcèlement de rue à Montréal et de proposer ainsi des pistes de solutions. Car, actuellement, il n’existe toujours aucune donnée.

Impacts

Cette nouvelle enquête s’inscrit dans le prolongement d’une première étude universitaire réalisée en collaboration avec le Service aux collectivités de l’UQAM et le Centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal (CÉAF), et dévoilée en avril dernier.

Celle-ci pointait notamment les impacts du harcèlement sur les femmes de tout âge, de toute origine ou de toute orientation sexuelle qui en sont victimes.

  • Écoutez le député de Québec Solidaire, Vincent Marrisal, avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Les résultats montraient aussi que les femmes « vivent de la peur dès qu’elles sortent de chez elle », explique Mélusine Dumerchat, coauteure de l’étude et candidate au doctorat en sociologie à l’UQAM.

La gent féminine a alors souvent recours à des mesures d’évitement allant du choix des vêtements à la démarche, en passant par le choix des trajets à effectuer ou en usant de techniques pour éviter de se faire apostropher dans la rue, soutient-elle. 

  • Écoutez l’entrevue de Mélissa Blais, professeure au Département de sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais  

En 2016 déjà, le CÉAF réalisait un sondage auprès de 240 femmes.

« Nous y avons appris que 95 % des répondantes ont vécu du harcèlement de rue à Montréal », explique Audrey Simard, organisatrice communautaire au CÉAF.