/opinion/columnists
Navigation

L’intégration, au Québec, est un échec

Coup d'oeil sur cet article

Vendredi, TVA Nouvelles diffusait une vidéo qu’il faut voir pour comprendre ce que devient le Québec.

On y voit Benoit Charette, le ministre de la Lutte contre le racisme, se présenter devant une foule rassemblée pour commémorer le drame de London, en Ontario, un geste naturel de solidarité devant ce crime odieux. 

Malheureusement, on l’y voit surtout se faire huer par une foule haineuse. La foule, idéologiquement intoxiquée par les discours anti-Québec, semble croire qu’il y a un lien entre cet attentat, la loi 21 et le refus du gouvernement Legault de se soumettre à la théorie du racisme systémique. 

Haine

Elle conspue le ministre, cherche à l’empêcher de parler en applaudissant tout en lui tournant le dos, l’insulte, en anglais. Ce n’est pas un détail : manifestement, l’idée du Québec français lui est étrangère. 

Appelons ça du Quebec bashing made in Montreal. Cette scène était inexcusable.

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

Non seulement les manifestants haineux anglicisés ne se sont pas intégrés à la majorité historique francophone, mais rejettent tout ce qu’elle représente. 

En fait, c’était une foule canadienne-anglaise qui crachait sur le peuple québécois. 

L’intégration, au Québec, est un échec.

Mais ne nous trompons pas de cible.

Ce qu’il faut blâmer, c’est le multiculturalisme canadien, qui engendre des tensions sociales et identitaires, et des seuils d’immigration qui ne respectent pas nos capacités d’intégration, ce qui entraîne une dynamique de fractionnement presque inévitable. 

Multiculturalisme

Un quart de siècle après 1995, nous en prenons toujours plus conscience. Nous voulions être maîtres chez nous. Nous avons échoué. Désormais, nous sommes méprisés chez nous, comme si nous y étions de trop, et désormais appelés à dégager du portrait pour que triomphent la « diversité » et « l’inclusion ».

Mais tous les dénonciateurs professionnels des « propos haineux » ne s’en scandaliseront pas. Car la haine des Québécois, ce n’est pas grave. Elle passe même aujourd’hui pour de l’antiracisme.