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Risque d’une 4e vague: on se croise les doigts

Risque d’une 4e vague: on se croise les doigts
Photo Stevens Leblanc

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On a tendance à l’oublier, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une 4e vague de COVID-19. Le variant Delta est encore peu présent au Québec, mais prend de l’ampleur ailleurs au pays et à plusieurs endroits en Europe. Nous apprécions bien sûr le déconfinement estival bien mérité après des mois d’efforts, mais la prudence reste de mise.

Même si notre taux de vaccination pour une 1re dose est l’un des plus élevés au monde, on ne peut pas jouer à l’autruche. Le Royaume-Uni, où 57% des adultes ont reçu deux doses, vient de mettre un frein à la levée des mesures sanitaires. Les cas ont triplé depuis trois semaines. Le variant Delta est maintenant largement dominant. Les cas sont également repartis à la hausse au Portugal.

Si on se fie aux trois autres vagues, lorsque la tendance a été constatée en Europe, elle s’est fait sentir quelques semaines plus tard chez nous. S’il y a encore des gens qui s’interrogeaient sur l’utilité d’être complètement vaccinés, la voici. Notre meilleure arme pour éviter que le variant Delta gagne du terrain, c’est d’obtenir rapidement la 2e dose.

Le Delta est plus transmissible et plus résistant à la première dose de vaccin. Selon plusieurs scientifiques, la protection contre ce variant protège efficacement entre 30 à 40% après la première injection, mais elle atteint entre 70 et 80% avec la deuxième dose.

La preuve, au Royaume-Uni, les aînés de plus de 65 ans qui ont été doublement vaccinés sont beaucoup plus épargnés par le Delta. Ce variant d’origine indienne affecte principalement les personnes non vaccinées et celles qui n’ont reçu qu’une seule dose.

Qu’on se le dise, les vaccins ne nous rendent pas invincibles, mais ils nous protègent et diminuent la gravité des symptômes. Nous pouvons être fiers jusqu’à maintenant, 78% des 12 ans et plus ont reçu une première dose au Québec, c’est impressionnant! Ne reste plus qu’à se démarquer également pour la 2e dose afin de se donner le maximum de chance d’éviter cette 4e vague.