/news/currentevents
Navigation

Cité-Limoilou: prudence et vigilance dans un secteur chaud

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Plusieurs citoyens de l’arrondissement de La Cité-Limoilou, comme Gabrielle Gosselin, ont mentionné qu’il fallait demeurer vigilants dans le quartier, même en plein jour.

Coup d'oeil sur cet article

Le nombre élevé de crimes violents dans un même secteur de l’arrondissement de La Cité-Limoilou incite à la prudence dans le quartier.

• À lire aussi: Féminicide dans Limoilou: un secteur chaud de Québec

Agression armée, violence conjugale, meurtre, les attaques se multiplient à un rythme fou depuis 2019 et les citoyens se posent des questions. 

Sur la rue de la Sapinière-Dorion Est, mercredi, Gabrielle Gosselin a mentionné qu’il fallait s’attendre un peu à tout dans les rues avoisinantes. Le quadrilatère était chaud et il restera chaud. 

« Le secteur a toujours brassé un peu. Je n’ai pas peur, mais je reste prudente. En plein jour, sur le trottoir, ça va », a-t-elle confié. 

Problèmes de santé mentale et consommation de stupéfiants s’ajoutent au caractère rock’n roll entre l’autoroute Laurentienne et le boulevard Henri-Bourassa. 

Quartier imprévisible

Le citoyen de l’arrondissement, Daniel Guérard.
Photo Stevens LeBlanc
Le citoyen de l’arrondissement, Daniel Guérard.

Non loin de là, Daniel Guérard affirme qu’il ne craint pas pour son intégrité physique, malgré un quartier souvent imprévisible. 

« J’ai eu connaissance des événements sur notre rue. Je suis un homme, vont-ils s’en prendre à moi ? Je ne pense pas. Je suis chanceux, mon bloc est plus tranquille que d’autres », a-t-il lancé en référence aux quelques épisodes de violence conjugale. 

Encore l’omerta

Malgré les incitatifs à réagir, serait-il capable d’intervenir s’il était témoin d’une attaque envers une femme dans un logement voisin ? « Je me suis déjà fait dire de me mêler de mes affaires », a ajouté M. Guérard. Sans pouvoir répondre, il reconnaît que plusieurs situations ne sont pas simples. 

Sur l’avenue Duval, près de l’immeuble où Nathalie Piché a été retrouvée sans vie, un autre citoyen de très longue date qui n’a pas voulu être identifié assure qu’il a tout vu ou presque. 

Il se souvient avoir vu la police au même endroit dans les derniers mois. « Est-ce que c’était pour la même victime ? Mais pourquoi cet homme a pu entrer au pays ? Il y a le problème des armes à feu, mais maintenant les gens se servent d’un véhicule pour attaquer », a-t-il expliqué, faisant un lien avec l’attaque au camion-bélier sur une famille musulmane en Ontario. 


Le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale organise une marche contre les féminicides, jeudi soir, à 17 h, sur le parvis de l'église Saint-Jean-Baptiste. La marche sera suivie d'un rassemblement à la place d'Youville.

SI VOUS AVEZ BESOIN D’AIDE  

Ligne québécoise de prévention du suicide  

  • www.aqps.info  
  • 1 866-APPELLE (277-3553)                                              

SOS violence conjugale  

À voir aussi