/news/provincial
Navigation

Noyade à la base de plein air de Sainte-Foy: angoisse et consternation à l’école

École internationale Filteau de Ste-Foy. Noyade d'un garçon en 4e année.
Photo Nicolas Saillant École internationale Filteau de Ste-Foy. Noyade d'un garçon en 4e année.

Coup d'oeil sur cet article

L’angoisse était palpable à la sortie des classes de l’école Filteau où plusieurs parents s’étaient rendus pour attendre leurs enfants qui revenaient de la base de plein air de Sainte-Foy.

• À lire aussi: Une sortie scolaire vire au drame 

« J’ai hâte de la voir », a lancé une mère de famille quelques instants avant la sortie des élèves vers 15 h 30. « L’école ne nous a rien dit », disait Émilie Paquet visiblement nerveuse.  

Sa fille, en quatrième année, était aussi en sortie de fin d’année à la base de plein air de Sainte-Foy. Le stress a diminué d’un cran lorsqu’elle a appris que la victime était un garçon, mais l’accolade à sa fille qui sortait de l’école en disait long sur son état d’esprit.  

Les grands-parents, qui ont aussi accouru sur place, ont ensuite confirmé que la fillette était dans la classe de la victime. « Elle ne parle pas, elle est stressée », a constaté la grand-mère en voyant sa petite-fille.    

  • Écoutez Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage, au micro de Mario Dumont sur QUB radio:    

Nouvelle inquiétante 

Plusieurs parents ont eu la frousse de leur vie en apprenant la triste nouvelle. C’est le cas d’Andres, qui savait que son fils de 10 ans était à la base de plein air jeudi.  

« Ç’a été très dur », soufflait le père visiblement ébranlé même si son garçon était à ses côtés. Il a sans succès tenté d’appeler à l’école et s’est donc immédiatement dirigé dans le secteur du Plateau de Sainte-Foy. « J’ai roulé très vite pour venir ici », avouait-il. 

Les professeurs se sont rassemblés après les cours tout comme des élèves de la classe de la victime et leurs parents. « C’est triste pour les parents, c’est triste pour le professeur », déplorait Awa, en pleurs. « C’est un professeur qui tient à la sécurité », assurait la mère, élogieuse.  

Sa fille a vu son ami partir en ambulance, mais la mauvaise nouvelle ne lui avait pas encore été annoncée. 

« Elle, ça va. Elle ne sait pas que... », disait la mère, qui n’a pu achever sa phrase. Un soutien psychologique était déjà sur place pour accompagner les enfants.  

  • Écoutez l'entrevue avec Marie-Gabrielle Delisle, spécialiste en évaluation des soins au service de traumatologie au CHU Ste-Justine sur QUB radio: