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Hadwin démarre en force

Le Canadien figure dans le top 15 au départ de l’Omnium des États-Unis

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Photo AFP Adam Hadwin s’est offert une brillante sortie sur les allées du South Course de Torrey Pines, jeudi.

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Adam Hadwin a choisi le bon moment pour sortir rapidement des blocs à l’Omnium des États-Unis, jeudi. Il s’est offert l’un de ses meilleurs scores en carrière à ce championnat majeur, ce qui lui permet d’occuper le 11e rang à l’issue de la première ronde. 

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Le Canadien de 33 ans a signé une carte de 70 (-1) sur le South Course de Torrey Pines, en banlieue de San Diego. 

À une occasion à ses cinq participations précédentes au US Open, il avait fait mieux. C’était en 2017 à Erin Hills alors qu’il avait démarré le tournoi avec un 68 (-4). 

Cette fois, il a profité des bonnes conditions climatiques après un départ retardé de 90 minutes en matinée en raison du brouillard. Le parcours plus tendre lui a permis de plonger sous la normale en saisissant ses opportunités. Le vent s’est ensuite levé par une journée ensoleillée. 

« C’est vraiment un énorme bonus d’amorcer le tournoi ainsi. C’est une semaine si difficile, car il faut travailler d’arrache-pied durant quatre rondes. C’est un avantage de me retrouver dans cette position dès la première journée, car elle me permet de bâtir une certaine cadence en prévision des prochains jours », a expliqué l’auteur de trois oiselets et deux bogueys.

Précis, mais moins puissant des tertres, Hadwin s’est surtout démarqué par la qualité de ses coups de fer précis sur ses cibles et son jeu court. Ses 27 roulés lui ont permis de gagner de précieux coups sur ses adversaires. 

Bonnes conditions

« Je suis confortable sur la côte ouest avec les surfaces des verts en “poa annua”. Je parviens à bien lire les ondulations et discerner les lignes de roulés. Et je suis resté patient toute la journée. Il faut traiter chaque trou et chaque coup comme il se doit. » 

Selon le Canadien, l’herbe longue est moins pénalisante qu’il ne s’y attendait, car elle est plus sèche. Elle est donc plus facile à trancher. Ayant raté cinq des 14 allées, il estime avoir joué de chance à quelques reprises alors que sa balle était en bonne position. 

Ses compatriotes ont toutefois connu plus de difficultés. Mackenzie Hughes a signé une carte de 73 (+2) tandis que Corey Conners et Taylor Pendrith en ont ramené une de 75 (+4).

Koepka encore dans le portrait

Double vainqueur de l’Omnium des États-Unis en 2017 et 2018, Brooks Koepka a aussi entamé du bon pied cette édition. 

Toujours dangereux en tournois du Grand Chelem, le gaillard figure dans le haut du tableau principal avec un premier score de 69 (-2). Deux bogueys sur son retour l’ont fait reculer au classement. 

« C’est impossible de gagner ce tournoi le jeudi, mais tu peux certainement le perdre. J’ai bien fait sur les verts, mais je dois revoir mes coups de départ sur de mon retour à savoir s’il s’agit de mon élan, de mon alignement ou de ma position de balle. Au moins, les fois où j’ai raté les allées, j’étais du bon côté selon l’emplacement du fanion. 

« Ce n’est pas ma meilleure performance initiale, mais je la prends volontiers, car je ne suis pas le plus confortable sur les surfaces des verts en “poa annua”. J’étais en confiance et j’ai réussi à exécuter les roulés sur les bonnes lignes. C’est positif. » 

Henley au sommet

En vertu d’une ronde de 67 (-4), Russell Henley a trôné au sommet du classement jusqu’à ce que Louis Oosthuizen le rejoigne avant l’arrêt du jeu à 20h, heure locale, dû à la noirceur. Le Sud-Africain se trouvait alors au 17e fanion. 

Ceux-ci possèdent un seul coup d’avance sur Francesco Molinari et Rafa Cabrera Bello. Mais ils sont pourchassés par plusieurs gros canons, dont Koepka, Xander Schauffele, Hideki Matsuyama et Jon Rahm, tous à -2. 

La dernière fois qu’il avait mis les pieds à Torrey Pines, Henley avait mal paru avec des cartes de 79 et 71. C’était lors de l’Omnium Farmers Insurance... en 2014 ! 

« C’est un parcours franchement difficile, mais j’ai confiance en mon jeu. Les allées sont plus fermes, ce qui me permet d'attaquer les fanions avec des fers plus courts. Il faut que je continue. C’est de bon augure, car je suis confortable. Je dois aligner quatre bonnes rondes, ce que j’ai rarement fait au US Open », a-t-il souhaité, soulignant sa constance depuis un an. 

À ses 18 départs cette saison, il a terminé dans le top 10 à quatre occasions. Auteur de trois victoires sur le circuit de la PGA, il en cherche une depuis l’Omnium Shell de Houston en 2017.

À sa première présence au US Open à Pebble Beach en 2010, il avait remporté l’honneur du meilleur amateur avec un pointage identique à celui de Scott Langley. Il avait alors pris le 16e rang, sa meilleure performance à ce championnat.