/sports/opinion/columnists
Navigation

Le Canadien a rempli sa mission

Coup d'oeil sur cet article

Les dernières minutes ont été stressantes à mort. Le Canadien subissait une pression énorme dans son territoire. Les Golden Knights tiraient de tous bords tous côtés. On craignait que le match ne se rende en prolongation, mais le Tricolore a survécu à la tempête et accompli sa mission.

La troupe de Dominique Ducharme se devait de remporter ce deuxième match à Vegas. C’était pratiquement une question de vie ou de mort.

Cette victoire n’a rien d’incroyable quand on y pense bien. Le Canadien ne l’a pas volée. Après 38 minutes de jeu, il menait 3 à 0 grâce à des buts de Joel Armia, Tyler Toffoli et Paul Byron. 

Ce n’était pas dans le sac, mais le Tricolore avait le contrôle de sa destinée.

Même après le premier des deux buts d’Alex Pietrangelo avec 74 secondes à faire en deuxième période et durant une bonne partie du troisième engagement.

Carey Price effectuait les arrêts lorsque les Golden Knights menaçaient. La situation s’est vraiment corsée quand Pietrangelo a réduit l’écart à un but avec un peu plus de cinq minutes à faire.

À partir de là, il y avait vraiment de quoi avoir peur. Mais Price a préservé la mince avance des siens jusqu’à la fin.

Aux côtés des grands

Juste pour lui, il faudrait que le Canadien atteigne la finale. Ses performances s’inscrivent parmi les meilleures offertes par les grands gardiens de l’histoire de l’équipe.

Oublions les comparaisons avec Patrick Roy, Ken Dryden, Jacques Plante et tous les autres. Le temps se chargera de dire où Price se situe dans cette liste.

Mais il ne faut pas être malhonnête. Il faut lui accorder le mérite qui lui revient.

Price fait la démonstration qu’il est capable de performer sous pression et qu’il peut soutenir son équipe.

Le comte Dracula

Un autre joueur qui a droit à notre respect dans ce triomphe est Jeff Petry. Son retour au jeu a été confirmé à la dernière minute.

En plus de jouer avec une blessure à la main droite, il souffrait d’une hémorragie sous conjonctivale, qui lui donnait le regard sanguinaire du comte de Dracula.

Sa présence a rapporté des dividendes. Il a joué près de 21 minutes, a obtenu une mention d’aide sur le but de Toffoli et a bien défendu son territoire. 

Le duo formé de Shea Weber et de Ben Chiarot a disputé aussi un fort match. Chiarot a distribué neuf mises en échec comparativement à sept pour Weber. 

Le Canadien a été d’ailleurs très actif dans ce domaine avec 53 contre 45 pour les Golden Knights.

Deux mises en jeu coûteuses

Phillip Danault a pour sa part terminé la soirée avec une moyenne d’efficacité de 60,7 pour cent dans les cercles des mises en jeu.

Dommage qu’il n’était pas là pour celles qui ont mené aux deux buts de Pietrangelo, qui sont survenues à la suite de deux dégagements refusés.

Nick Suzuki a été battu à chaque fois, la première fois par Keegan Kolsar et la deuxième fois par William Karlsson.

La série s’amène donc à Montréal pour les deux prochaines rencontres. 

Si le Canadien bénéficie de passe-droit du gouvernement Legault et de la Santé publique, comme certains le pensent, il reste qu’ils ne seront que 3 500 spectateurs dans les gradins du Centre Bell.

Ce sera 1 000 de plus seulement que lors des deux rencontres de la série contre les Jets de Winnipeg, chiffre que m’avaient avancé des informateurs dans une chronique publiée la semaine dernière.

Mais ça n’enlèvera rien à la fièvre qui règnera en ville et partout au Québec.