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Le projet de centre de données avorte à Vanier

Le projet de centre de données avorte à Vanier
Photo Stevens LeBlanc

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Le projet de centre de gestion de données qui suscitait mécontentement et inquiétudes à Vanier «n’existe plus», a révélé jeudi le maire de Québec.

C’est ce qu’a laissé savoir Régis Labeaume jeudi, en marge d’une conférence de presse portant sur la réfection d’une place publique dans le Vieux-Québec.

Le maire dit en avoir été informé par Éric Filion, vice-président exécutif d’Hydro-Québec. Rappelons que c’est la société d’État qui est propriétaire du terrain, dans le secteur de la rue Soumande.

La transaction ne pourra avoir lieu, car le promoteur s’est retiré, a expliqué le maire.

C’est un coup de théâtre qui risque de soulager plusieurs citoyens qui critiquaient le projet pour sa hauteur et qui craignaient des impacts visuels et sonores, entre autres.

Toutefois, le maire a rappelé qu’Hydro-Québec reste propriétaire du terrain. La Ville, qui souhaite depuis plusieurs années l’acquérir, ouvrira des discussions en ce sens.

«Je vous dirais que mon sentiment, c’est qu’ils veulent le garder», a toutefois prévenu M. Labeaume.

Celui-ci n’a pas voulu spéculer sur les usages que pourrait faire la Ville de ce site dans l’éventualité où elle en deviendrait propriétaire, mais le maire a glissé que «nous autres, on privilégie toujours le résidentiel.»

«Ça, c’est notre intérêt à nous, mais ce n’est pas l’intérêt d’Hydro-Québec et il faut les comprendre», a-t-il ajouté.

Mise en marché repoussée

Un porte-parole d’Hydro-Québec, Marc-Antoine Ruest, a confirmé que «l’entreprise a retiré son intérêt» dans ce dossier, sans nommer celle-ci.

La mise en marché du terrain est repoussée et pourrait reprendre en 2022. La porte n’est pas fermée à une éventuelle acquisition par la Ville, et des discussions auront lieu avec celle-ci, a-t-il ajouté.

Mais plusieurs options sont encore sur la table et la société d’État pourrait aussi être à l’écoute d’un futur promoteur privé qui se manifesterait, a-t-il reconnu.