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Tour de France: Guillaume Boivin réalise un très grand rêve d’enfance

Le cycliste québécois participera à sa première Grande Boucle à l’âge de 32 ans

Le Québécois de la formation Israël Start-Up Nation Guillaume Boivin a participé au Tour d’Espagne en 2013 et 2014, puis au Tour d’Italie en 2018 et 2019. Seule une participation au prestigieux Tour de France lui échappait encore.
Photo courtoisie Le Québécois de la formation Israël Start-Up Nation Guillaume Boivin a participé au Tour d’Espagne en 2013 et 2014, puis au Tour d’Italie en 2018 et 2019. Seule une participation au prestigieux Tour de France lui échappait encore.

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Pour le reste de sa vie, le cycliste Guillaume Boivin pourra répéter aux jeunes athlètes qu’il ne faut jamais cesser d’y croire.

Après de multiples obstacles, plusieurs blessures et quelques pas de recul pour mieux rebondir, le Québécois a enfin obtenu la confirmation officielle qu’il participera à son premier Tour de France à l’âge de 32 ans.

Déjà en début de saison, l’idée était dans l’air puisque les vétérans avec une bonne expérience des grands tours n’étaient pas si nombreux au sein de la formation Israël Start-Up Nation.

Après plusieurs belles performances, son absence au Tour d’Italie en mai était également de bon augure. Ses résultats au Tour de Suisse la semaine dernière n’ont pas donné le choix à ses patrons.

Encore sur un nuage, le cycliste a aussitôt pris le téléphone pour discuter avec ses parents et son frère.

« Très jeune, on écoutait le Tour de France et c’était notre rêve. Je ne pensais pas pleurer, mais quand j’ai parlé à mes parents qui m’ont toujours suivi, c’était beaucoup d’émotions. »

Fidèle lieutenant

« Guillaume a connu une saison solide. Le plan est qu’il reste proche de Mike Woods, le gardant à l’abri des ennuis tout en aidant à le préparer pour une potentielle victoire d’étape », a expliqué son directeur sportif Rik Verbrugghe.

Dans l’histoire du cyclisme canadien, Svein Tuft avait aussi fait ses débuts sur la Grande Boucle un peu tard à l’âge de 36 ans, en 2013.

« J’ai appris avec les années qu’il ne faut jamais rien tenir pour acquis tant que la confirmation finale n’est pas là. J’étais vraiment content et très fier quand l’équipe m’a dit que j’allais au Tour. Je l’apprécie encore plus parce que j’ai couru après ça longtemps », a expliqué Boivin.

À la surprise de plusieurs observateurs, le choix d’une modeste équipe israélienne méconnue en 2016 s’est avéré un coup fumant pour le Québécois fidèle à son groupe depuis maintenant cinq ans.

« Tu ne sais jamais avec certitude ce qui peut arriver, mais l’équipe avait un plan en tête et des moyens. Je suis heureux de faire partie de l’aventure et surtout d’avoir pu suivre la cadence de l’évolution. »

« Je sais également qu’il me reste moins d’années à faire dans ma carrière que l’inverse », a ajouté le double champion canadien sur route en 2009 et 2015.

Des efforts payants

Avant de mettre le cap sur la folie du Tour de France, Guillaume Boivin profitera de quelques jours plus paisibles en Andorre, dans les Pyrénées.

« C’est la preuve que le travail acharné mène toujours quelque part. Guillaume a eu tellement d’embûches et il connaît l’une de ses meilleures saisons », a confié son frère Pierre-Étienne.

Le Québécois Hugo Houle sera également au Tour de France pour la troisième fois avec l’équipe Astana-Premier Tech. Michael Woods, d’Ottawa, sera le troisième Canadien au départ.