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Concept 100 % écoresponsable: un resto nouveau genre ouvrira dans Saint-Sauveur

Le chef propriétaire Tim Moroney du restaurant Alentours, du 7
Photo Diane Tremblay Tim Moroney, le chef propriétaire du restaurant Alentours, situé sur la rue Saint-Bernard dans le quartier Saint-Sauveur, à Québec, veut se démarquer par son côté écoresponsable. L’établissement ouvrira ses portes au cours de l’été. La date d’ouverture sera confirmée plus tard.

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Le New-Yorkais d’origine, Tim Moroney, lancera cet été dans Saint-Sauveur, à Québec, le restaurant Alentours, qui s’approvisionnera pratiquement exclusivement en produits locaux. 

Alentours, c’est quoi ? C’est un approvisionnement venant d’un rayon de 150 km, mises à part deux exceptions : le sel et la levure. Il y a longtemps que M. Moroney mijote ce concept. 

En fait, le Restaurant Alentours est le résultat de quatre années de recherche. Pour mettre sur pied son entreprise, M. Moroney a visité chaque fournisseur afin d’en connaître davantage sur leurs méthodes de travail.

Énergie verte

L’établissement, qui ouvrira ses portes au cours des prochaines semaines, fonctionnera à l’énergie verte, c’est-à-dire à l’hydroélectricité, tandis que les matières résiduelles seront compostées. 

« Le concept est basé sur notre conscience d’écoresponsabilité », dit-il.

S’approvisionner localement douze mois par année demande une logistique complexe. 

« Il faut le faire d’une autre façon. Ce n’est pas de l’instantané. J’espère qu’un jour, ça va être plus accessible. On a 6000 entreprises agricoles dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches », souligne-t-il.

« Les produits locaux sont là. La difficulté découle plus souvent du système auquel nous sommes habitués et qui ne favorise pas toujours la restauration. On est capable, c’est juste que ce n’est pas super facile. »

Produits locaux

M. Moroney compte travailler avec des produits frais, selon les saisons, et des produits conservés. 

« Je dis souvent que mes plus grands outils, c’est plus mes tableaux que mes couteaux. Tout est planifié de façon très minutieuse pour qu’on puisse avoir autant de variété en hiver qu’en été. Ce qui m’aide le plus, c’est d’être en relation directe avec les producteurs », lance-t-il.

M. Moroney a sélectionné 75 producteurs locaux qui partagent sa vision. 

Un seul menu

Le resto proposera un seul menu de manière à réduire le gaspillage alimentaire. 

« Même pour nous en cuisine, ça va être une surprise à chaque semaine. »

Le restaurant comptera 24 places assises pour l’ouverture avec la possibilité d’ajouter des tables plus tard. 

Le chef propriétaire veut reproduire un modèle de restaurant « qui crée des carrières, plus que des jobs ». M. Moroney a travaillé Chez Boulay, ainsi qu’au restaurant Légende par La Tanière, à Québec. 

Son modèle avant-gardiste tient compte de la gestion des matières résiduelles, de la production de gaz à effet de serre et de l’approvisionnement local.

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