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Boufeldja Benabdallah fait le saut en politique municipale

Le président du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdalla
Photo d'archives Le président du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdalla

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L’équipe de Marie-Josée Savard tentera de ravir à Démocratie Québec le district du Cap-aux-Diamants dans le quartier historique de la capitale avec la candidature de Boufeldja Benabdallah, cofondateur du Centre culturel islamique de Québec.

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Disant vouloir «retourner l’ascenseur à cette population qui a été unanimement compatissante», celui qui a été l’un des principaux visages de la communauté musulmane à la suite de l’attentat contre la grande mosquée de Québec en 2017 convoite le poste de conseiller municipal actuellement détenu par Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec.

  • Écoutez l'entrevue de Boufeldja Benabdallah au micro de Mario Dumont sur QUB radio:

M. Benabdallah affrontera le colistier de M. Rousseau, David Johnson. S’il l’emportait, il offrirait à Équipe Savard une percée dans le Vieux-Québec que le parti du maire avant elle, Équipe Labeaume, n’est jamais parvenu à réaliser.

Boufeldja Benabdallah, cofondateur du Centre culturel islamique de Québec et Marie-Josée Savard de l'Équipe Marie-Josée Savard
Photo Dominique Lelièvre
Boufeldja Benabdallah, cofondateur du Centre culturel islamique de Québec et Marie-Josée Savard de l'Équipe Marie-Josée Savard

«J’ai toujours eu cette Ville à cœur. Je me suis toujours demandé comment un jour je pourrais servir encore plus cette Ville qui m’a accueillie et qui a vu naître mes enfants», a dit Boufeldja Benabdallah, vendredi matin, lors de l’annonce de sa candidature au Parc-Montmorency.

«Pacifiste» et «utopiste»

À l’âge de 73 ans, l’ingénieur forestier de formation, père de quatre enfants et grand-père de cinq petits-enfants, ne semble pas prêt du tout pour la retraite.

Le fervent défenseur du vivre-ensemble et de l’inclusion, qui habite Québec depuis plus de 50 ans, avoue qu’il «aime travailler» et que la politique était «quelque chose qui était en moi latent».

Son ami David Weiser, porte-parole de la communauté juive de Québec et candidat d’Équipe Marie-Josée Savard dans le district du Plateau, l’a convaincu de se lancer.

Se décrivant comme un «pacifiste» et «peut-être utopiste», il a dit vouloir prôner un esprit de collaboration à l’hôtel de ville avec les membres de l’opposition.

«On ne s’oppose pas pour s’opposer. Je veux les amener avec nous comme moi j’accepterais des idées qu’ils apporteront, des idées positives. Je pense que c’est une dynamique gagnante gagnante», clame-t-il.

À savoir si d’autres partis l’ont approché, il a avoué que «des gens [lui ont] fait des clins d’œil» dans le milieu municipal. Il s’est rallié à Mme Savard parce qu’elle «a du contenu» et en raison de ses qualités humaines, a-t-il affirmé.

Développement durable

M. Benabdallah a dit vouloir mettre l’accent sur le développement durable et l’ajout de canopée. Il a toutefois été plus discret concernant son programme pour le district lui-même, qu’il a dit connaître «très très bien», car il y travaille depuis de nombreuses années, même s’il n’y réside plus.

M. Benabdallah vit maintenant dans un district limitrophe à celui de Cap-aux-Diamants. Son tout premier appartement à Québec dans les années 70 était toutefois situé sur la rue Saint-Jean, a souligné Mme Savard.

«J’ai toujours été impressionnée par les grandes valeurs de Boufeldja et son cœur, puis moi, je suis voisine du Centre islamique, donc j’ai vécu aussi ce qui s’est passé il y a quelques années, alors aujourd’hui, d’annoncer la candidature de Boufeldja, c’est vraiment une fierté», a déclaré la cheffe d’Équipe Savard.