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La saison des amours

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Le temps est aux réconciliations dans l’univers du Canadien. Patrick Roy et Mario Tremblay ont tourné la page sur leur querelle qui datait de 25 ans et les amateurs sont retombés en amour avec leur équipe.

Marc Bergevin reçoit lui aussi des fleurs depuis que la Ligue nationale a annoncé qu’il est candidat au titre de directeur général de l’année.

Un monsieur est allé jusqu’à écrire sur mon compte Facebook : « J’ai tellement été vache avec Marc Bergevin depuis quelques années que je me sens obligé de m’excuser. »

Le temps est aux excuses, c’est la saison des amours !

Nomination qui a du poids

La nomination de Bergevin a du poids quand on sait que ça vient de ses pairs. 

Je soupçonne Julien BriseBois d’avoir voté pour lui. Le DG des détenteurs de la coupe Stanley m’avait dit avant la saison que Bergevin était celui qui avait effectué le meilleur travail dans la confrérie pendant l’entre-saison. Les dénigreurs de Carey Price se font discrets sur les réseaux sociaux. Certains se sont ralliés à lui. D’autres émettent des avis de recherche à l’endroit de ses haters.

Attendez l’an prochain !

Mais il y a encore des objecteurs de conscience. Il y en a qui disent que le Tricolore a eu la chance d’évoluer dans la division la plus faible, d’où sa présence en demi-finale.

Ceux-là ajoutent que le Canadien va revenir à la normale en retrouvant ses adversaires des divisions Atlantique et Métropolitaine, la saison prochaine.

C’est la preuve qu’aucun groupe ni personne ne peut faire l’unanimité. Il en est ainsi depuis que le monde est monde. Ce qu’on peut dire avec certitude, c’est que le revirement auquel on assiste est l’un des plus remarquables dans la longue histoire du Canadien.

Et si jamais le sort voulait que cette équipe réussisse ce qu’on juge encore comme irréalisable, ce chapitre resterait gravé à jamais dans la mémoire des gens qui l’auront vécu.

Car, à part quelques exemptions, on n’attendait rien du Canadien dans les séries ou plutôt si. On aiguisait nos couteaux pour couper les têtes de Geoff Molson, Marc Bergevin et Dominique Ducharme.

La patience a rapporté

Aujourd’hui, on peut dire que la patience a rapporté au propriétaire et à son directeur général.

M. Molson m’avait dit dans une entrevue que j’avais réalisée avec lui, il y a deux ans, que la pire chose à faire serait de presser le bouton de panique. Il se disait confiant que son équipe devienne compétitive pour une période de trois à huit ans. Il transmettait la pensée de son directeur général.

La route vers le succès a été remplie d’embûches. Mais tout le monde ou presque est content maintenant, à commencer par le citoyen numéro un du Québec, M. François Legault.

On se plaît à penser que le présent peut être garant de l’avenir. Certains d’entre vous diront que je me laisse emporter par les événements.

Peut-être, mais la sensation est agréable.