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L’heure de vérité pour Katerine Savard

L’heure de vérité pour Katerine Savard
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Après deux reports, l’heure de vérité a sonné pour Katerine Savard : le coup d’envoi des essais olympiques sera donné samedi à Toronto.

Olympienne des Jeux de 2016 et de 2012, Savard se pointe dans la Ville Reine dans un contexte complètement différent de celui des derniers essais. Cinquième au monde au 100 m papillon, son épreuve de prédilection, la nageuse de Pont-Rouge était la favorite, mais elle avait été devancée par la jeune prodige Penny Oleksiakl.

« Mon état mental est très bon et je suis bien sous le radar, a-t-elle souligné, vendredi, lors d’une visioconférence. Parce que je n’ai pas coursé depuis longtemps, ça va être une surprise pour moi et pour les autres, ce que je vais faire. »

Une place sur le relais

Si le 100 m papillon occupait toutes ses pensées il y a cinq ans, Savard se concentre maintenant sur le 200 m libre, pour lequel elle tentera de mériter une place sur le relais qui prendra le départ à Tokyo. De quatre à six nageuses seront retenues selon les temps réussis à Toronto.

« Nous sommes une dizaine de filles dans la même seconde, a souligné Savard. Ça va être très serré. Les mois après Rio ont été difficiles et je reviens de loin. En 2017, je n’étais pas dans une forme physique et mentale optimale. Après ma période de questionnement qui a suivi les Jeux de 2016, je me suis entraînée fort et la dernière année d’entraînement fut l’une de mes meilleures. C’était le fun de voir ma progression quotidienne. Il y a eu des hauts et des bas depuis Rio au niveau mental, mais ma pause a représenté un avantage sur le plan physique. »

Ressent-elle des papillons à quelques heures de ces derniers essais olympiques en carrière ? « C’est quand même surprenant, mais je suis très calme. J’ai eu des craintes de ne pas être en mesure de revenir à mon sommet, mais je suis de retour à mon meilleur niveau. Dans mon cœur, ça me fait quelque chose d’imaginer qu’il s’agit de mes derniers essais, mais je tente de ne pas y penser parce que ça devient difficile quand les émotions embarquent. J’ai encore espoir de faire l’équipe olympique et que ma carrière se poursuive pour deux mois. »

Focus sur le 200m papillon

Si le 200 m libre représente sa meilleure carte pour obtenir son laissez-passer pour la capitale nippone, la nageuse du club CAMO considère aussi qu’elle a des chances de tirer son épingle du jeu au 200 m papillon, une épreuve qu’elle avait délaissée depuis 2014. « C’est l’une des épreuves les plus ouvertes aux essais, a-t-elle affirmé. Sur papier, c’est moi qui détiens le meilleur temps, mais ça fait longtemps et on verra si je suis capable de le refaire. Personne n’a réussi le standard A de la FINA et la gagnante se qualifiera pour Tokyo. »

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