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Policier désarmé: le suspect aurait tué son codétenu

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L’homme accusé d’avoir désarmé un policier et d’avoir ouvert le feu en sa direction est maintenant accusé du meurtre d’un codétenu au centre de détention Rivière-des-Prairies à Montréal, en plus d’avoir commis un outrage à son cadavre.

La tête basse et le regard fuyant, Ali Ngarukiye avait l’air désorienté lors de sa brève comparution au palais de justice de Montréal, vendredi, sous les yeux de ses proches.

« Où est ma famille ? Est-ce que je peux leur parler ? » a lancé l’accusé de 21 ans avant d’essuyer un refus.

Faisant déjà face à de graves accusations d’avoir désarmé un policier et d’avoir tenté de le tuer, Ngarukiye risque maintenant la prison à vie pour le meurtre d’André Lapierre, un détenu de 57 ans avec qui il partageait sa cellule. 

Le défunt, spécialisé dans les vols qualifiés, avait déjà écopé de 8 années de pénitencier en 2014.

« On est intervenu après un appel des services correctionnels chez nous [jeudi] matin pour un décès suspect, a commenté le lieutenant Benoît Richard de la Sûreté du Québec. Ce sont les enquêteurs des crimes contre la personne qui ont fait enquête dans ce dossier. »

Outrage à un cadavre

Selon des informations obtenues par TVA Nouvelles, le corps de la victime portait plusieurs marques de blessures qui ont justifié le dépôt d’une accusation d’outrage à un cadavre. 

Ngarukiye a été arrêté sur place afin d’être interrogé par les enquêteurs.

Comme il est déjà en détention préventive, les chances qu’il soit libéré sous caution viennent de diminuer un peu plus, maintenant qu’il est accusé de meurtre non prémédité. C’est que pour ce chef, le maintien en prison est la règle.

S’il veut retourner à l’air libre d’ici son procès, ce sera à lui de convaincre la justice qu’il le mérite.

Policier blessé

Mais avant d’en arriver là, Ngarukiye comptait toujours, à ce stade-ci, obtenir sa remise en liberté dans le dossier de la violente agression contre le policier Sanjay Vig, en janvier dernier dans le quartier Parc-Extension à Montréal.

Ce jour-là, le patrouilleur avait intercepté un véhicule quand il s’est fait attaquer par-derrière, avec une barre de métal. 

Le suspect avait réussi à saisir l’arme du patrouilleur pour ensuite faire feu sur lui avant de prendre la fuite.

Entre-temps, les policiers avaient arrêté Mamadi Fara Camara, mais après six jours de détention, il s’est avéré que M. Camara, un technicien de laboratoire et chargé de cours à l’école Polytechnique, était innocent et qu’il n’aurait jamais dû être arrêté. 

La police s’était d’ailleurs publiquement excusée pour cette erreur. 

Ce n’est que deux mois plus tard que Ngarukiye avait été arrêté dans ce dossier.