/sports/fighting
Navigation

Un grand nom de l’histoire de la boxe québécoise n’est plus

Jim Girard
Capture d'écran Jim Girard

Coup d'oeil sur cet article

Figure importante de la boxe en Mauricie et dans l'ensemble de la province, le bon Jim Girard, qui a notamment été boxeur, entraîneur et promoteur, est décédé à l’âge de 83 ans.

«Un homme entier, authentique, sincère et honnête, a décrit son ami Yvon Michel, vendredi matin, au moment de partager la triste nouvelle. Il a eu une grande influence sur la vie de tous ceux qui l’ont côtoyé, comme sur la mienne!»

Le décès de Jim Girard, survenu à la suite d’un long combat contre la maladie, laisse donc dans le deuil le monde de la boxe au Québec. Son héritage est énorme. En vertu de son implication, mais également en raison de son influence sur les autres.

«Si Jim n’avait pas été là, je n’aurais pas fait carrière dans la boxe, a résumé simplement Michel, lors d’une généreuse entrevue téléphonique. Je perds quelqu’un qui a eu une grande influence sur moi, mais je perds aussi un ami et un confident.»

Le regretté promoteur Régis Lévesque fait aussi partie de ceux qui ont marché dans les traces de Jim Girard, tout comme Bernard Barré, vice-président opérations et recrutement pour le Groupe GYM.

«Personne ne pouvait lui dire non»

Étrangement, Michel avait connu Jim Girard grâce au football, lorsqu’il portait les couleurs des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Si Michel évoluait au poste de secondeur, Girard, lui, était préposé à l’équipement. Lentement, mais sûrement, les deux hommes ont plutôt créé une relation autour de la boxe, discipline pour laquelle Girard avait une grande passion et dans laquelle Michel s’est lancé tardivement, comme boxeur.

C’est aussi Jim Girard qui avait convaincu Yvon Michel quand celui-ci, qui était destiné à un emploi d’enseignant en éducation physique, est plutôt devenu directeur technique de la Fédération québécoise de boxe olympique en 1980.

«Jim, c’était un bon entraîneur, mais aussi un organisateur incroyable, d’ajouter Michel à propos de celui qui avait son propre gymnase en Mauricie. Personne ne pouvait lui dire non.»

L’ancien boxeur Jean-François Bergeron témoigne à son tour de l’influence de Jim Girard sur la boxe au Québec, et notamment sur Yvon Michel.

«Je me souviens, quand Yvon était entraîneur d’Eric Lucas, Stéphane Ouellet et moi chez les amateurs, on pouvait sentir l’influence que Jim avait eue sur lui, on sentait qu’il était très important», a-t-il noté.

Une pensée pour Patrice L’Heureux

Parmi les nombreux boxeurs ayant œuvré sous les ordres de Jim Girard, il y a eu Jean-Guy Mongrain, chez les amateurs, mais aussi Patrice L’Heureux.

«J’ai vu Jim pour la dernière fois la semaine dernière, dans une maison de soins palliatifs, a confié Michel. Son corps l’avait lâché, mais sa tête était encore là. Jean-Guy Mongrain était aussi venu faire un tour ce jour-là. On s’est rappelé de beaux souvenirs.»

En ce qui concerne L’Heureux, décédé subitement à 46 ans en octobre 2018, il est réconfortant de croire qu’il retrouvera maintenant, là-haut, l’entraîneur qui l’avait guidé au championnat canadien des poids lourds.

«C’est grâce à Patrice que Jim avait pu voyager à Madagascar pour les Jeux de la Francophonie, en 1997, et il a pu se promener un peu aux États-Unis aussi, en passant à la boxe professionnelle», a glissé Michel, en se remémorant celui qui était son mentor.

«Honnêtement, Jim était toujours là pour moi», de conclure le promoteur.