/sports/opinion/columnists
Navigation

Le satané virus ne nous lâche pas

HKN-HKO-SPO-MONTREAL-CANADIENS-V-VEGAS-GOLDEN-KNIGHTS-GAME-ONE
Photo AFP Pour s’adresser à ses joueurs, Dominique Ducharme a dû baisser son masque mercredi à Las Vegas ce qui pourrait l’avoir exposé au virus.

Coup d'oeil sur cet article

On était tellement captivés par la belle tenue du Canadien qu’on avait oublié que le plus grand danger qui pouvait le frapper le guettait hypocritement. La COVID-19 s’est invitée dans la vie de Dominique Ducharme.

Pas chanceux, le coach.

Cette tuile lui tombe sur la tête alors qu’il vit les moments les plus grisants de sa jeune carrière d’entraîneur en chef dans la Ligue nationale de hockey.

On imagine facilement comment il peut se sentir.

C’est la deuxième fois qu’un drame personnel s’abat sur Ducharme pendant qu’il traverse une phase importante dans l’exercice de ses fonctions.

En 2015, son père était décédé subitement alors qu’il séjournait en Finlande à titre d’entraîneur adjoint de l’équipe canadienne junior au championnat junior.

Jacques Ducharme s’était endormi avant un match pour ne plus jamais se réveiller. Il avait 68 ans.

Sous la recommandation de sa mère, Ducharme était resté là-bas jusqu’à la fin parce que c’était ce que son père aurait voulu.

La prudence reste de mise 

Ce qui lui arrive maintenant ne fait que nous rappeler que personne ne doit baisser la garde face au virus.

Ducharme l’a contracté même s’il vivait dans une bulle dans son milieu de travail et qu’il avait reçu les deux doses du vaccin.

Cet épisode vient renforcer aussi les appels à la prudence de la Santé publique. Il est encore trop tôt pour augmenter de façon significative le nombre de spectateurs dans les endroits publics.

Autre pays, autres mœurs

Malheureusement, ce n’est pas pareil partout, comme on peut le voir.

Les États-Unis ont toujours fait bande à part. La situation tenait du ridicule sous la présidence de Donald Trump.

Son successeur, Joe Biden, a apporté des correctifs à son entrée à la Maison-Blanche, en janvier dernier. Mais six mois plus tard, tout est rouvert. 

Ça va trop vite !

Les stades sont remplis au maximum de leur capacité et les spectateurs masqués sont rares. On l’a très bien vu lors des deux matchs que le Canadien a disputés à Las Vegas.

C’est la même chose en ville.

Les gens se promènent sans masque et n’observent aucune distanciation sur le Strip et sur Fremont Street, comme vous pouvez d’ailleurs le voir en direct en cliquant sur le lien suivant : www.earthcam.com/usa/nevada/lasvegas/fremontstreet/?cam=catsmeow_lv_fremont

C’est fou !

C’est comme si la COVID-19 s’était évaporée dans la nature.

Combien de temps ? 

Heureusement, Ducharme se porte bien dans les circonstances. Vous aurez remarqué que Marc Bergevin n’a évoqué aucun laps de temps quant à la durée de son absence. 

Il s’est limité à dire à cet effet que l’organisation est en contact avec la Santé publique et le service de protocoles de la Ligue nationale.

Cela laisse supposer qu’on pourrait revoir Ducharme dans la série contre les Golden Knights ou dans celle qui pourrait suivre, sait-on jamais ?

Rien ne change pour les joueurs

Quant à ses joueurs, ils doivent continuer à jouer comme si de rien n’était. Comme ils l’ont fait l’an dernier lorsque Kirk Muler a remplacé Claude Julien au pied levé dans la série qui les opposait aux Flyers de Philadelphie.

Carey Price est encore là, Shea Weber, Jeff Petry, Tyler Toffoli, Phillip Danault et tous les autres aussi.

Tous ont bûché dur pour se rendre où ils sont. Leur mandat est de gagner.

Ducharme ne sera pas loin de toute façon. Il pourra leur parler par Zoom les jours d’entraînement et avant les matchs.

Il sera en contact avec Luke Richardson, qui devient le deuxième entraîneur par intérim du Canadien en cette saison pas ordinaire.

Le nouvel entraîneur en chef et Alex Burrows connaissent sa philosophie.

Ça va bien aller.

Me semble l’avoir déjà entendue, celle-là...