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Quand son tour reviendra-t-il?

Louis Oosthuizen n’a pas remporté de tournoi du Grand Chelem depuis 2010

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Photo d’archives Louis Oosthuizen a remporté l’Omnium britannique en 2010 à St Andrews.

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Louis Oosthuizen est patient, très patient. Depuis qu’il a embrassé la Claret Jug à l’ombre du château du Royal and Ancient à St Andrews en juillet 2010, il n’est jamais revenu dans le cercle des vainqueurs dans un tournoi du Grand Chelem. Ce n’est pas faute d’avoir essayé.

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Le Sud-Africain compte neuf tops 10 depuis sa première apparition dans un tournoi majeur à l’Omnium britannique de 2004 à Royal Troon, en Écosse.

Du lot, il en a enregistré quatre à l’Omnium des États-Unis : au Congressionnal en 2011, à Chambers Bay en 2015, à Pebble Beach en 2019 et à Winged Foot en 2020. On peut ajouter d’autres excellentes performances à celles-là. En 2015, encore à St Andrews, il s’était incliné en prolongation devant Zach Johnson.

Il faut donc avouer qu’Oosthuizen est mûr pour enfin savourer un deuxième sacre majeur. 

Certains attendent toute leur carrière tandis que d’autres, dont Jack Nicklaus, ont terminé plus souvent deuxièmes qu’ils en ont gagné. À cet égard, le Golden Bear a pris 19 fois le second rang en tournoi du Grand Chelem. Un record pour celui qui, à l’inverse, compte 18 titres majeurs. 

Que veut le proverbe de Nelson Mandela ? « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. » 

Oosthuizen a largement appris de ses expériences. Il y a tout juste un mois d’ailleurs, il avait tenté de ravir le titre à Phil Mickelson au Championnat de la PGA d’Amérique sur le plus long parcours de l’histoire à Kiawah Island. Il avait raté sa mission par deux coups. 

Parmi les meilleurs

Le voilà donc dans une situation semblable à Torrey Pines dans un autre US Open où il voit le scintillant trophée. 

Depuis 20 ans, celui qui est surnommé Shrek figure au troisième rang des meilleures moyennes de score à l’Omnium américain en vertu de ses 71,41 coups par ronde. Brooks Koepka le devance par un coup. Avant l’édition actuelle, il comptait 12 rondes dans les « 60 » depuis 2010, lui conférant ainsi le second échelon à ce chapitre. Une fois de plus derrière Koepka. 

On peut, sans trop se tromper, prétendre qu’Oosthuizen se plaît sur les parcours diaboliquement configurés par l’Association de golf des États-Unis. 

Sagesse et patience

« Je ne sais pas trop comment l’expliquer. J’adore affronter de très difficiles parcours, car ils exigent une grande concentration. La marge d’erreur est si mince, surtout à un endroit comme Torrey Pines. »

« Il y a tant d’éléments qui peuvent soudainement dérailler sur ce terrain, a ajouté celui qui occupait le troisième rang après 36 trous. Il faut être concentré et garder son calme. »

« Je sais que le US Open exige de la patience. Tout le monde y fait des gaffes. Il faut livrer le meilleur de soi-même. »

Dans cette sagesse, il faut souligner la capacité à accepter les bogueys et doubles bogueys. Minimiser le score n’est pas une mince affaire. Il faut toutefois se retrousser les manches pour les réparer. 

À l’aube de la ronde finale, le golfeur de 38 ans ne souhaite qu’une chose s’il ne mène pas sur le neuf de retour : rester dans la bagarre pour avoir une chance de gagner. 

Cette patience pourrait ainsi être enfin récompensée.