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5 constats: L’arbitrage de la LNH est incohérent

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Photo AFP Coupé au visage après avoir été atteint par le bâton de Jonathan Marchessault, Corey Perry n’en revient pas de constater que les officiels ont fermé les yeux sur cette infraction assez évidente.

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Depuis plusieurs années, la LNH possède le système d’arbitrage le plus archaïque de toutes les ligues professionnelles. 

C’est le seul circuit qui possède deux livres des règlements : un pour la saison régulière et un autre pour les séries éliminatoires. Bien sûr, c’est une figure de style. 

Il n’y a qu’un livre des règlements, mais son interprétation est différente selon les périodes de l’année. Ce n’est pas nouveau. On dit la même chose depuis des années. 

Il y a un mot qui me vient à l’esprit lorsque je pense au circuit de Bettman et à son arbitrage : inconstance. La série entre le Canadien et les Golden Knights en est un exemple frappant. 

Lors du deuxième match à Las Vegas, Joel Edmundson s’est fait étamper dans la baie vitrée par William Karlsson en fin de match. Aucune punition n’a été appelée, même s’il s’agissait d’un geste dangereux. Le préfet de discipline n’a même pas rattrapé le coup par une amende ou une suspension. 

Vendredi soir, à Montréal, le même type de geste a été posé par Joel Armia sur Brayden McNabb en première période. Même le commissaire Gary Bettman en a été témoin, comme il assistait au match au Centre Bell. Résultat ? Une punition. Même geste, quatre arbitres différents, deux interprétations différentes. 

Et l’on ne parlera pas du coup de bâton de Jonathan Marchessault au visage de Corey Perry en prolongation. Aucune punition, malgré la coupure et le sang sur le nez de l’attaquant.  

  • Écoutez l'entrevue de Vincent Dessureault avec Stéphane Auger, ancien arbitre de la LNH, sur QUB radio :   

Ce sont deux exemples parmi plusieurs qui se sont produits depuis le début des séries. On peut très bien comprendre la frustration des joueurs qui ne savent plus sur quel pied danser. Ils n’ont plus de repères. Ce qui est puni un soir ne l’est pas dans le match suivant.  

Les propriétaires et les gouverneurs veulent que les arbitres ne soient pas un facteur déterminant dans le résultat des matchs. Je suis d’accord avec leur souhait, mais je débarque lorsqu’on assiste à des scènes dangereuses qui doivent être punies et qui ne le sont pas. 

Si la LNH veut retrouver de la crédibilité sur ce plan, elle doit s’arranger pour que son système fasse preuve de constance du premier au dernier match d’une saison. C’est la seule solution. 

Le malheur de Ducharme

Si l’on se fie aux protocoles de la Santé publique du Québec et de la LNH, l’entraîneur-chef Dominique Ducharme ratera le reste de la série contre les Golden Knights. 

Pas de doute qu’il doit être déçu de ce dénouement. Par contre, pour connaître un peu Ducharme, je dirais qu’il n’est pas du style à se plaindre. Il continuera de travailler avec acharnement, mais de sa maison. 

J’ai confiance en Luke Richardson et en son calme. Vendredi, même si le Canadien a connu plusieurs séquences difficiles, il n’a jamais paniqué. Les séries 2021 chez le Tricolore, c’est vraiment une affaire d’équipe à tous les égards. 

Les Islanders tiennent bon

J’ai regardé le quatrième match entre les Islanders et le Lightning. Un bon match où les deux formations se sont battues pour chaque pouce de glace. 

Les Islanders travaillent comme des acharnés depuis le début de cette série. À l’exception de Mathew Barzal, ils n’ont pas de grande vedette. Ils jouent un système savamment conçu par Barry Trotz. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est efficace. 

Ils ne comptent pas sur un Carey Price, mais Semyon Varlamov est très solide devant sa cage. Il fait les premiers arrêts et ses coéquipiers s’occupent du reste. 

Je ne dis pas que les Islanders élimineront le Lightning. Par contre, ils vont livrer une dure bataille jusqu’à la dernière seconde. Pour le moment, rien n’est joué. 

2. F1 : enfin une vraie course au titre  

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Photo AFP

Je n’avais pas regardé la F1 depuis plusieurs semaines. On se dirigeait encore vers une domination de Lewis Hamilton et de Mercedes. Toutefois, cette tendance a été renversée par Max Verstappen et Red Bull. Enfin un peu de parité et d’excitation pour les amateurs ! Avec sa fougue, Verstappen est un pilote audacieux sur la piste. Il ne déteste pas les batailles, en particulier avec Hamilton. Du côté de Mercedes, on est sur le point d’appuyer sur le bouton d’alarme, car les deux championnats sont en train de leur échapper. 

3. Hockey Canada fait fausse route  

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Photo d'archives

La Ligue de hockey midget AAA du Québec a été obligée de changer de nom en prévision de la prochaine saison. On doit maintenant l’appeler la Ligue de hockey M18 AAA du Québec. Quel nom sans odeur et sans saveur ! Et je ne lance pas la pierre au président Yanick Lévesque et aux autres dirigeants du circuit. Ils ont été obligés de suivre les critères dictés par Hockey Canada. Au lieu de penser aux noms des catégories, on devrait penser au développement des joueurs dont la route a pris une direction inquiétante en raison de la pandémie. Une vraie priorité. 

4. Adams Jr. est une belle découverte  

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Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Cette semaine, Vernon Adams Jr. a rencontré les médias montréalais pour la première fois en 2021. Il est déjà à Montréal et il est déjà prêt à sauter sur le terrain avec ses coéquipiers. Depuis la saison 2019, l’Américain s’est établi comme le quart partant des Alouettes. Au fil des semaines, il a montré qu’il avait le talent et la personnalité pour faire ce boulot. Il est même capable de glisser quelques mots de français. Il respecte la ville et la province où il travaille six mois par année. C’est énorme de voir cela d’un athlète en 2021. 

5. Des JO pas évidents à couvrir  

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Photo AFP

À moins d’une catastrophe, les Jeux de Tokyo auront bel et bien lieu. L’état d’urgence a été levé au pays du soleil levant. Les journalistes affectés à l’événement ont cependant eu une mauvaise surprise la semaine dernière. Avant leur arrivée au Japon, ils doivent établir un calendrier de 14 jours de leurs affectations et ils doivent s’y conformer, peu importe l’actualité. Assez particulier. Une contre-performance d’un athlète pourrait bousiller l’horaire de plusieurs journalistes. Au diable la spontanéité et les surprises possibles !