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Il faut toujours persévérer

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Mario Cecchini.

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Mario Cecchini a été nommé président des Alouettes de Montréal en janvier 2020. Il a œuvré près de 35 ans dans l’industrie des médias. Il est tellement fier d’avoir travaillé pour l’intronisation au Temple de la renommée de l’ancien entraîneur des Alouettes, Marv Levy. 


Tu as habité à Shawinigan-Sud.

Jusqu’à l’âge d’environ trois ans, ensuite jusqu’à neuf ans, à Candiac, pour terminer mon adolescence, à Saint-Lambert.


Le golf a fait partie de la vie de ton père.

Mon papa, Davide Cecchini, a été le gérant du Shawinigan Golf and Curling Club, Country Club de Montréal, Mount Saint-Bruno, Elm Ridge et Candiac.


Profitais-tu de tes vacances d’été ?

Ma maman, Constance, native du quartier Rosemont à Montréal, nous accompagnait, ma tante, mon cousin et moi, au parc Belmont et à la Ronde. 


Est-ce que tu aimais rejoindre tes copains à la piscine ?

Je n’aimais pas la baignade, alors j’attendais qu’ils reviennent à la maison pour pratiquer des sports extérieurs comme le baseball et le football. 


Tes collègues à Télémédia et à Cogeco ont marqué ta jeunesse.

À l’âge de 15 ans, mon entraîneur au hockey était Michel Tremblay, aujourd’hui directeur des sports au 98,5. Dans ma jeunesse mon animateur favori était Jacques Proulx. Lorsque je dirigeais le 98,5 j’ai rendu hommage à Jacques pour souligner sa carrière.


Qui a été ton mentor ?

Ma sœur Linda était plus vieille que moi alors souvent j’allais faire un séjour chez elle à Trois-Rivières. Son mari, de l’époque Michel Gagnon, enseignant à l’École nationale de police du Québec, était mon héros. 


Tu imitais René Lecavalier, la légendaire voix du hockey.

Je collectionnais des cartes de hockey que j’utilisais pour disputer des matchs sur le plancher de ma chambre. Je découpais deux boîtes à souliers que j’utilisais comme filets. Je tentais de lancer une carte dans le filet sous la voix de mon imitation de René Lecavalier qui employait la célèbre expression : « Il lance et compte ! » 


Ta mère t’a enseigné l’importance de la persévérance.

Ma mère travaillait au Dunkin Donuts. À la fin de sa semaine de travail, elle comptait ses pourboires qu’elle rajoutait à son salaire afin de pouvoir payer mes études au Collège Charles-Lemoyne, un établissement privé.


Ta mère te donnait 4,25 $ par jour.

Je n’étais pas un bon cuisinier, adolescent, alors ma mère qui devait travailler me donnait 4,25 $ par jour afin que je puisse me commander une pizza de chez Miss Italia à Saint-Lambert.


La Série du siècle au hockey t’a marqué.

En 1972 lors du dernier match entre le Canada et la Russie, j’étais à l’école, mais tous les élèves écoutaient la voix de Jacques Moreau qui décrivait le match à la radio.  


Ton premier contact contre l’adversité.

La Série du siècle m’a fait réaliser que même si tout semblait impossible les Canadiens ont vaincu les Russes.


Guy Lafleur est une source d’inspiration pour toi ?

Il m’inspire encore aujourd’hui par sa conviction de vouloir gagner et s’assurer de toujours donner le meilleur de soi-même. 


Le sport professionnel t’a gâté dans ta jeunesse.

Le Canadien a gagné cinq coupes Stanley, le regretté pilote Gilles Villeneuve dominait son sport, les Alouettes ont gagné la coupe Grey trois fois et les Expos ont été impliqués dans quelques courses au championnat. 


L’histoire des années 60 t’a influencé.

Je suis un passionné de l’histoire. J’aime lire les biographies des grands hommes qui ont marqué l’histoire, dont John F. Kennedy et Martin Luther King. 


Ta première voiture était vert pomme.

C’était l’Oldsmobile Cutlass de mes parents. La première voiture que j’ai achetée c’était un Cavalier F-18. 


Plus jeune, tu souffrais d’un trouble de la parole, le bégaiement.

Lorsque j’étais avec des étrangers, j’avais des problèmes, mais avec des amis j’étais plus à l’aise. Avec le temps, j’ai pu surmonter mon problème. 


Tu es un passionné de BD.

J’ai une belle collection d’Astérix, de Lucky Luke et des Aventures de Tintin.


Tu as remis un chandail du Canadien à Denis DeYoung.

Avec mon ami d’enfance Paul Jessop, on a remis un gilet du Canadien à Dennis DeYoung alors qu’on avait 15 ans. Aujourd’hui, Paul est ami et travaille avec Denis pour ses spectacles au Canada. Moi, en ce moment, j’adore Charlotte Cardin.


Le 15 janvier 2007, tu apprends que ton épouse a un cancer du sein.

Mon épouse, Danièle Simard, et moi avons été abasourdis. Danièle est tellement une femme courageuse et une source d’inspiration pour moi.


La fondation Événements Victoire.

Deux ans après son opération, on a créé la fondation Événements Victoire. Depuis la fondation a recueilli plus d’un million de dollars.


La période de rémission a-t-elle été difficile ?

L’inquiétude a fait partie de nos vies et de celles de nos deux filles durant cette période de cinq ans en rémission. 


Parle-nous de tes deux filles.

Je peux compter sur deux filles exceptionnelles qui nous rendent très fiers d’elles et qui à leur tour nous inspirent. Samanta Cecchini, 27 ans, travaille chez Tourisme Montréal, tandis que Jessika Cecchini, 22 ans, débute dans deux semaines à la DPJ.