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Annamie Paul et ses pleurnicheries

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Annamie Paul, la cheffe du Parti vert, est peu connue de l’électorat québécois. Elle mérite toutefois qu’on s’y intéresse, hélas pour de mauvaises raisons.

Récemment remise en question dans son leadership lors d’une crise interne ayant traversé son parti, elle n’a pu s’empêcher d’y voir une manifestation de racisme et de sexisme, sans toutefois donner la moindre preuve de son propos. 

Sexisme ?

Apparemment, critiquer une femme issue des « minorités » serait nécessairement discriminatoire. 

Plus encore, elle a accusé Justin Trudeau de sexisme et Chrystia Freeland d’être une fausse féministe pour avoir cherché à fragiliser son leadership. Wow ! Moi qui croyais qu’en politique, il allait de soi qu’on combattait ses adversaires et qu’on acceptait d’être combattu en retour. 

Annamie Paul réclame-t-elle un traitement différencié à cause de son sexe ? Demande-t-elle qu’on la traite comme une créature fragile ? C’est du wokisme à l’état pur. La psychologie du pleurnicheur qui fait snif snif et aime se croire persécuté. 

Il s’agirait de grandir ! 

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Cela dit, convenons que la politique des lamentations est banale, aujourd’hui. 

Notre monde s’intéresse de moins en moins aux individus, pour les réduire à leur couleur de peau et à leur sexe. 

C’est la logique des quotas qui partout domine. 

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Québec

Voyons plus loin. Annamie Paul, pour l’instant, se montre hostile au nationalisme québécois, comme en témoigne son opposition au droit du Québec d’inscrire son existence comme nation dans la Constitution ou sa volonté de soumettre le Québec à la théorie du racisme systémique. 

Il y a un prix politique à payer pour cela.

Rassurons-la à l’avance : si les Québécois n’appuient pas la cheffe verte aux prochaines élections, ce ne sera pas parce qu’elle est noire, mais parce qu’elle n’est pas bleue. Qu’on en tire une leçon : dans notre monde, ce n’est pas la couleur de la peau qui devrait compter, mais la valeur des idées.