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Bourse: une solide performance du Québec inc.

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Les sociétés du Québec inc. se débrouillent fort bien en Bourse depuis le début de l’année 2021.

Les titres des sociétés québécoises de l’indice « IQ 120 » ont grimpé près de 16 % en un peu moins de six mois, soit une performance similaire à celle du baromètre de la Bourse de Toronto, le S&P/TSX.

C’est d’autant une solide performance que de tous les grands indices boursiers nord-américains (Dow Jones, S&P 500 et Nasdaq), c’est la Bourse de Toronto qui affiche la plus forte progression boursière. 

  • IQ 120 du Québec : 15,6 % 
  • S&P/TSX de Toronto : 15,6 % 
  • S&P 500 de New York : 12,4 % 
  • Dow Jones : 10,7 % 
  • Nasdaq : 9,7 %  

Le fonds négocié en Bourse de titres québécois, soit le QXM (CI Morningstar National Bank Québec), a monté de 15,2 % depuis le début de l’année.

ET LES SOCIÉTÉS PRIVÉES ?

Il n’y a pas que les entreprises québécoises inscrites en Bourse qui ont le vent dans les voiles. Il en est de même des sociétés privées du Québec Inc.

C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi Investissement Québec (IQ) vient de rapporter un spectaculaire rendement de 25,1 % lors de son dernier exercice financier au 31 mars 2021. Par l’entremise du mandat élargi que le gouvernement Legault lui a confié, Investissement Québec a pu investir davantage dans les PME québécoises en vue de les aider à traverser la crise financière liée à la pandémie de COVID-19 et à poursuivre leur croissance.

Et force est de constater à même les derniers résultats financiers qu’Investissement Québec a pu boucler l’exercice 2020-21 avec un bénéfice net de 992 millions de dollars.

LES FONDS DE TRAVAILLEURS

Autre indicateur fort révélateur de la bonne performance des petites et moyennes entreprises québécoises.

Après avoir rapporté un rendement semestriel de l’ordre de 11 % lors du semestre terminé le 30 novembre dernier, on s’attend à ce que les deux fonds de travailleurs, soit le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction de la CSN, causent de nouveau la surprise en rapportant une autre bonne performance pour le semestre terminé le 31 mai dernier.

À titre indicatif, sachez que l’indice BMO des compagnies québécoises à petite capitalisation a rapporté un rendement semestriel de 26 % pour la période allant du 1er décembre 2020 au 31 mai dernier. 

Fondaction va dévoiler ses résultats semestriels demain, le 23 juin, et le Fonds FTQ, le 30 juin prochain.

ET LA CAISSE ?

Chaque année, lors du dévoilement de ses résultats financiers, la haute direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec vante à tour de bras ses placements dans le secteur privé au Québec.

Le hic ? Lors des deux derniers exercices financiers 2019 et 2020, le Québec inc. a perdu du poids dans le gigantesque portefeuille de la Caisse. Ça tombe mal puisque cela coïncide avec les deux premières années de pouvoir du gouvernement de François Legault, un fervent défenseur du Québec inc.

En 2018, sous l’ancien gouvernement libéral de Philippe Couillard, le poids du Québec inc. dans l’actif de la Caisse s’élevait à 14,3 %. À la fin de 2020, le Québec inc. représentait à peine 13,7 % de l’actif de la Caisse.

C’est un énorme recul par rapport à 2013, la dernière année de pouvoir du gouvernement péquiste de Pauline Marois.

En 2013, le poids du Québec inc. dans le portefeuille de la Caisse atteignait 16,24 %, soit 2,5 points de pourcentage de plus que sous l’actuel gouvernement Legault.

CORRECTION À L’HORIZON ?

La Bourse américaine a perdu des plumes la semaine dernière en raison de la hausse appréhendée du taux directeur de la Réserve fédérale américaine en... 2023. Oui, oui ! en raison d’une future et modeste hausse dans un an et demi.

La réaction négative des investisseurs face à une lointaine augmentation du taux directeur en dit long sur l’actuelle bulle boursière.

Plusieurs d’entre eux se demandent, à juste raison, si la Bourse a encore du potentiel de plus-value après avoir enregistré depuis le creux boursier du 23 mars 2020 une si forte hausse allant 75 à 90 %.

Chose certaine, il ne faudrait pas se surprendre de voir la Bourse se corriger de 10 %. Cela inciterait sans doute nombre de grands investisseurs institutionnels à réinvestir leurs montagnes de cash !